Start-up
Start-up
Mistral AI entre dans la danse des acquisitions / Les annonces de la pépite de l’IA s’enchaînent
Mistral AI entame décidément 2026 sur les chapeaux de roues, après une année 2025 déjà prolifique. Alors que la pépite française de l’intelligence artificielle avait signé au mois de septembre dernier une levée de fonds record, ayant porté sa valorisation à 11,7 milliards d’euros, elle s’apprête à prendre (encore) de l’envergure. Elle vient en effet d’annoncer la première acquisition de son histoire, depuis sa fondation en 2023. La cible : la start-up Koyeb, un pionnier français de la fourniture de cloud sans serveur. Au travers de cette opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, l’entreprise dirigée par Arthur Mensch entend étoffer son offre « Compute », précise-t-elle, qui correspond au nom de sa propre plateforme de cloud.
Démarche stratégique
La technologie proposée par la nouvelle recrue de Mistral AI permet aux développeurs d’exécuter et de développer des applications d’IA sans gérer d’infrastructures physiques. Une démarche stratégique, se félicite l’entreprise, qui lui permettra de renforcer ses capacités de calcul, et qui contribuera à sa mission de construire un champion d’IA "full stack", proposant des modèles, des outils de développement et des infrastructures. « Avec l’arrivée de Koyeb chez Mistral, nous permettons à nos clients de déployer des agents d’IA à grande échelle, sans aucune friction d’infrastructures et avec une capacité de scalabilité infinie », s’est félicité Arthur Mensch dans la foulée sur ses réseaux sociaux. Les trois co-fondateurs de Koyeb, ainsi que leurs treize employés, se joindront ainsi à l’équipe d’ingénierie de Mistral AI.
Cette annonce intervient une semaine après celle d’un investissement d’1,2 milliard d’euros pour la construction de centres de données en Suède. Une première - de nouveau - pour Mistral AI hors de France. Cette vaste enveloppe comprendra le développement de data centers spécialisés en IA, de capacités de calcul avancées et de solutions d’IA localisées, avait alors indiqué l’entreprise, qui s’est associée à la société suédoise EcoDataCenter sur le sujet. Pour mémoire, Mistral AI fait aussi partie des membres d’une co-entreprise menée par le fonds émirati MGX qui va construire un grand « campus IA » en région parisienne.
Pour la société incarnant les espoirs d’une alternative européenne face aux grands modèles d’IA des géants américains, cette initiative suédoise représente une étape de taille vers l’indépendance technologique de l’Europe, grâce à la proposition de solutions d’IA intégralement européennes, de la conception des modèles jusqu’au traitement des données. Avec une mise en service visée pour 2027, elle devrait permettre à Mistral AI d’augmenter ses capacités de calcul de 50 %.
Un milliard prévu en 2026
À l’origine du robot conversationnel Le Chat, la start-up a nettement accéléré sur le marché des entreprises. Elle a déjà signé un certain nombre de contrats et partenariats stratégiques avec les plus grands groupes français (CMA CGM, Orange, Stellantis ou TotalEnergies, entre autres) ou européens, comme la banque britannique HSBC ou son nouvel actionnaire ASML. Elle a fait savoir, la semaine dernière, que ses revenus devraient dépasser le milliard d’euros d’ici à la fin de l’année.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

