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exclusif Coup de projecteur sur les agences de proxys

EXCLUSIF. Alors que les Etats-Unis ont lancé une consultation sur la possible régulation des "proxy firms", de grands groupes français aimeraient que l'AMF se saisisse du sujet.
La France a parfois du retard dans les questions de gouvernance d'entreprise, et celle des "proxy firms" en fait partie. Alors qu'outre-Atlantique le Nyse vient de publier un rapport incitant la SEC à se pencher sur le rôle de ces agences dans la gouvernance, de grands groupes français s'alarment que le débat public n'ait pas encore été lancé dans l'Hexagone, sous l'égide de l'AMF. Aux Etats-Unis, le Nyse a publié fin septembre un rapport qui appelait la SEC à étudier en profondeur le rôle des agences de proxys, qui formulent des recommandations de vote aux actionnaires d'une société et se sont parfois montrées très agressives, notamment lors de nominations d'administrateurs. Pour le Nyse, il convient d'analyser l'impact de ces acteurs et de déterminer s'il est nécessaire de réguler leurs activités. Après avoir mis en avant le nombre croissant d'investisseurs institutionnels parmi les actionnaires, qui ont eux-mêmes de plus en plus recours aux agences de proxys, la bourse américaine a estimé que ces celles-ci devraient au minimum être soumises aux règles classiques de transparence et de responsabilité, et adopter un code de conduite. D'où la nécessité de dévoiler leurs méthodes de travail et d'apprécier si des conflits d'intérêt peuvent entrer en jeu parmi les clients qu'elles représentent. C'est pour assurer la juste représentativité de l'actionnaire individuel que le Nyse et aujourd'hui la SEC, ont placé les "proxy firms" au coeur du débat public. Un sujet qui aurait aussi toute son acuité en France selon de grands acteurs nationaux, qui en appellent à l'AMF.
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