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exclusif Nouvel actionnaire à plus de 5% pour Eurotunnel

EXCLUSIF. L'australien Rare Insfrastructure s'invite au capital du concessionnaire du tunnel sous la Manche. Celui-ci se débat avec la Commission, mais aussi l'autorité de la concurrence britannique depuis le printemps.
Nouvelle plutôt positive pour le concessionnaire du tunnel sous la Manche : la société australienne Rare Infrastructure Limited vient d'annoncer à l'AMF qu'elle détenait 5,01% de son capital, franchissant ainsi le seuil obligatoirement déclarable. La preuve que le groupe dirigé par Jacques Gounon suscite l'intérêt, malgré la publication ces derniers mois de nouvelles assez négatives. Comme l'injonction faite par la Commission à Eurotunnel de baisser les tarifs de l'Eurostar. Nouvelle qui n'a pas manqué de faire chuter le titre en juin dernier. A tel point, d'ailleurs que Jacques Gounon a écrit à l'AMF: "notre groupe étant coté à Paris et à Londres, j'ai décidé de saisir les autorités de marchés pour m'assurer que la publication d'informations privilégiées dans la presse et les réseaux sociaux, avant même la parution du communiqué de la Commission Européenne, et avant même que la société en ait connaissance, n'a pas donné lieu à des infractions au droit boursier". Et depuis, l'action s'est relativement reprise, arborant à nouveau les 6 euros, soit le niveau médian du titre depuis un peu plus d'un an. La société australienne se retrouve ainsi aux côtés d'un autre véhicule spécialisé dans les infrastructures : Goldman Sachs Infrastructure Partners, entré au capital d'Eurotunnel à la faveur d'un exercice de titres subordonnés souscrits par le financier en 2009 et lui permettant de détenir environ 20% du groupe. Le reste du capital est détenu de façon très dispersée par d'autres actionnaires institutionnels et particuliers. Eurotunnel a récemment annoncé une perte semestrielle de 18 millions d'euros, contre un bénéfice de 2 millions un an plus tôt. Hors la perte de 19 millions d'euros de MyFerryLink (le service de ferry lancé en août 2012 avec des bateaux ayant appartenu à SeaFrance), le résultat net consolidé aurait été stable à 1 million d'euros, à taux de change constant. Les trois bateaux en question sont sous la menace d'une procédure de l'autorité de la concurrence britannique qui ne voit pas d'un bon oeil que le concessionnaire du tunnel sous la Manche ait également une flotte de bateaux. Le ministre des Transports français Frédéric Cuvillier a fait part, fin août, de son inquiétude pour la compagnie MyFerryLink et a mis ses espoirs dans une "solution politique" pour empêcher son naufrage.
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