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exclusif Le retour en grâce d'EDF en Bourse

EXCLUSIF. Le titre flambe de plus de 8% mardi grâce à la décision du ministère de l'Energie d'accepter une double hausse des tarifs en 2013 et 2014. L'action était déjà en nette reprise depuis le début de l'année.
Ce ne sont pas les actionnaires de l'énergéticien qui vont s'en plaindre et encore moins ceux qui ont accepté de versement de leurs dividendes en actions (ils sont 92,3% à avoir choisi cette option cette année) : le titre EDF bondit aujourd'hui à la Bourse de Paris. A l'origine de ce regain d'intérêt de la part des investisseurs, la décision du ministère de l'Energie d'accepter deux hausses de 5% des tarifs réglementés d'EDF, une première ce 1er août et la suivante le 1er août 2014, soit une augmentation de 10,25% en un an. C'est moins que ce que préconisait le gendarme du secteur, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), qui avait calculé qu'une hausse d'au moins 14% était nécessaire le mois prochain pour couvrir les coûts d'EDF. C'est toutefois la plus forte hausse de tarifs depuis la privatisation partielle du groupe français fin 2005. Cette bonne nouvelle vient redonner de la vigueur au cours de Bourse qui en avait bien besoin, après un long passage à vide. La stratégie menée par Henri Proglio trouve d'ailleurs une résonnance certaine auprès des investisseurs depuis plusieurs mois déjà si l'on en juge par la hausse de 37% de l'action depuis le début de l'année. Il faut dire que le patron du groupe ne ménage pas ses efforts pour donner à l'entreprise les moyens de ses ambitions, notamment à l'international et dans le domaine nucléaire. Lors de la dernière assemblée générale des actionnaires, il avait précisé que les perspectives financières de la société seraient ainsi tenues. En acceptant enfin une hausse des tarifs d'électricité, le ministère de l'Energie marche sur des oeufs, redoutant par ailleurs de mécontenter les utilisateurs. L'Etat, encore actionnaire à hauteur de 84% dans l'énergéticien profite, en tout cas, au premier chef de la reprise du titre qui ne perd plus que 66% sur cinq ans. Si cette reprise boursière venait à s'inscrire dans la durée, nul doute qu'EDF pourrait faire parti des futurs projets de cessions de titres initiés par le gouvernement, après le récent succès de la vente des actions ADP.
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