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La stupidité pathétique de Libération

Le quotidien, propriété d'Edouard de Rothschild, et présidé par Anne Lauvergeon, n'a rien trouvé de mieux que de titrer aujourd'hui sa une sur Bernard Arnault : "casse-toi, riche con !" Pathétique.
Le fait que Bernard Arnault demande la nationalité belge a créé un tremblement de terre en France. Dans l'opinion, plus qu'auprès de nos dirigeants ou des élites du pays qui voient là une sorte de "fuite à Varennes". A une grosse différence près, c'est que Bernard Arnault ne doit son pouvoir, sa richesse et sa puissance à personne d'autre qu'à lui-même, à la différence de Louis XVI. Et que l'Europe dont se repaissent tous les éditorialistes a instauré la libre circulation des hommes et des capitaux. Il existe encore quelques restrictions réservées aux investissements sensibles, notamment dans les médias ou l'armement, où des conditions de nationalité existent. Par exemple, en France, si un non-européen peut acheter une visserie, voire même un constructeur automobile, il ne peut pas dépasser 20 % du capital d'un groupe de télévision ou de presse. C'est peut-être ce qui explique le geste de Bernard Arnault... Et même si la première fortune de France envisageait, à terme, une optimisation fiscale, rien ne peut justifier - sauf la liberté de la presse - qu'un quotidien lu par les bo-bo germano-pratins barre sa Une d'un énorme "casse-toi, riche con". Ce titre, outre sa vulgarité, montre qu'une grande partie de nos élites n'a toujours pas compris qu'il n'y a pas d'emplois sans employeurs, et qu'il est impossible de répartir des richesses si elles n'ont pas été, au préalable, créées. Qu'un français trouve l'herbe plus verte en Grande-Bretagne, en Suisse, à Monaco, ou en Belgique pour y développer ses affaires, donc investir, créer des emplois, ouvrir de nouveaux marchés, innover mais aussi assurer la transmission de son patrimoine n'a rien de choquant. Le problème aujourd'hui, c'est que la France fait fuire, à la fois par des mesures précises, mais aussi par un climat anti-réussite, tous ceux qui baignent dans la mondialisation et qui sont capables d'être les créateurs de richesses et d'emplois de demain. Pas difficile de comprendre, dans ces conditions, pourquoi notre pays, qui est encore la cinquième puissance mondiale, devrait tomber à la neuvième place d'ici 2020 !
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