Régulation / Concurrence / Régulation / Gestion d'actifs
Régulation / Concurrence
Régulation / Gestion d'actifs
Gestion : un nombre « inhabituellement important » de retraits d’agrément
L’Autorité des Marchés Financiers note un « repli inédit » du nombre de sociétés de gestion de portefeuille agrées en France à fin 2015 à 627 unités. Cette baisse s’explique par « un nombre inhabituellement important de retraits d’agrément (38) », selon le panorama publié hier. Le gendarme précise que la forte création (31) n’a ainsi pas pu compenser les flux sortants.
« L’analyse des motifs de retrait d’agrément traduit encore les effets post crises (55% d’arrêts purs et simples de l’activité de gestion) tout autant qu’une amorce de consolidation du secteur, les fusions (intragroupe ou entre compétiteurs) représentant 39% des motifs de retraits », explique le régulateur. Pour ce qui est des créations, les classes d’actifs réelles représentent, à elles seules, les trois quarts des agréments délivrés (dont 45% pour le capital investissement et 29% pour l’immobilier), le solde étant constitué notamment des acteurs spécialisés dans une gestion sophistiquées des classes d’actifs traditionnelles. En outre, les deux tiers des créations sont des projets entrepreneuriaux.
A noter qu’à juin 2016, cette dynamique s'est poursuivie. « La nature des retraits confirme l’accélération de la restructuration du paysage de la gestion d’actifs française. La consolidation observée pourrait constituer une réponse à l’augmentation des coûts fixes supportés par les entreprises », précise l’AMF. Cette hausse est due aux contraintes réglementaires mais aussi au contexte économique morose.
D’autre part, le gendarme note que le régime AIFM sur les gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs est un succès. Actuellement, seul 1/3 des sociétés de gestion gérant des fonds d’investissement alternatif (FIA) n’a pas opté pour le régime intégral. En outre, l’AMF a récupéré les premières données issues du reporting AIFM. Ces dernières mettent en exergue la prépondérance des investissements au sein de l’Espace économique européen (environ 74% du total). Enfin, le régulateur estime que les firmes sont bien préparées à MIF 2 (directive sur les marchés d’instruments financiers), et notamment à l’évolution du statut d’entreprise d’investissement dont les SGP (sociétés de gestion de portefeuille) seront désormais exclues.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

