WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Presse allemande : des négociations "coriaces" sur l'union bancaire

Avant des pourparlers qui s'annoncent tendus sur l'union bancaire, les dirigeants européens se sont mis d'accord sur un sauvetage des banques par les propriétaires, les créanciers et les grands investisseurs.
Ce jeudi matin, prévient le Sueddeutsche Zeitung, c'est "le soulagement pour les contribuables : les ministres des Finances de l'Union européenne se sont mis d'accord dans la nuit sur des règles communes pour le traitement des banques en faillite. A l'avenir, seuls les propriétaires, les créanciers et les grands investisseurs devront payer. La politique célèbre cette décision comme 'une étape importante'". "Les gardiens supérieurs de la trésorerie donnent ainsi, juste avant le sommet européen de deux jours qui commence cet après-midi, un signal, selon lequel on devrait avancer sur le grand projet d'une union bancaire européenne. L'union bancaire devrait, après des années de crise, donner plus de confiance dans les établissements bancaires européens et sur les marchés financiers", résume le quotidien. Cet accord de la dernière chance change donc un peu la donne, alors que quelques heures auparavant, le Spiegel dessinait pourtant "des négociations sur l'union bancaire" "très coriaces", parlant d'une "dernière tentative d'unité entre les ministres des Finances de l'UE. Le traitement des banques en faillite de l'ensemble des pays de l'euro et des autres pays membres de l'UE divise." Le site de l'hebdomadaire décrit ainsi "un effort surhumain" pour trouver une issue aux négociations, alors que "les points centraux font encore polémique". "Il n'y a aucune garantie d'accord, a mis en garde Michael Noonan, le chef de séance irlandais, après l'échec de la session marathon précédente", quelques heures avant la rencontre. Mais l'accord nocturne est "un pas important", a notamment souligné le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Par ailleurs, prévient le SZ dans un autre article, "le sud de l'Europe appelle à l'aide". "Déjà avant le sommet de l'UE à Bruxelles, les pays en crise élèvent des critiques contre le plan de lutte contre le fort taux de chômage chez les jeunes. L'Espagne, la Grèce et la Croatie estiment que le programme à 6 milliards d'euros ne va pas assez loin. Plus de la moitié des jeunes sont dans la rue dans ces pays". Selon le Handelsblatt, sur la politique monétaire de la BCE, "la politique de crise de Draghi sème le doute". "Cela dépend de la BCE, s'il va encore longtemps continuer son soutien au taux de change de l'euro. Mais il y a des doutes sur le fait que ce type de gestion de crise soit utile à long terme. Les économistes en Allemagne estiment au contraire que ce n'est pas le rôle de la BCE de lutter contre les problèmes structurels des pays. La politique monétaire ne peut "résoudre aucune distorsion structurelle qui a surgi en conséquence de la crise immobilière et bancaire dans quelques pays de l'euro", a ainsi déclaré le chef de l'Ifo-Institut munichois, Kai Carstensen. "La BCE devrait donc exiger de la classe politique un nettoyage beaucoup plus rapide du secteur bancaire". Enfin, "les entreprises étrangères évitent l'Allemagne", prévient le Handelsblatt. "Les entrepreneurs allemands versent de nouveau plus de capitaux à l'étranger. La République fédérale, à l'inverse, ne compte plus parmi le top groupe des destinations d'investissement les plus attrayantes. Les pays en développement mènent la marche". Concrètement, le quotidien explique que "les investissements d'entreprises étrangères en Allemagne ont fortement chuté en 2012. A l'inverse, les entreprises allemandes ont investi plus de capitaux à l'étranger que l'année précédente". C'est ce que l'UNCTAD a révélé, dans un rapport, mercredi, à Genève.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article