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Jacques Tordjman de nouveau "en indélicatesse" avec l'AMF
Jacques Tordjman, le fondateur de GFI Informatique, a de nouveau maille à partir avec l’AMF. Le régulateur français publie sur son site un avis indiquant qu’il avait signé un accord de composition administrative avec l’entrepreneur impliquant le paiement de 100.000 euros pour éteindre les griefs retenus contre lui. Cette fois encore, l’AMF reproche à Jacques Tordjman d’avoir profité d’informations privilégiées lors de deux conseils d’administration auquel il participait pour passer des ordres pour le compte d’une société dont il était par ailleurs le gérant.
Les faits remontent à 2013 et 2015. Les profits retirés de ces opérations sont toutefois bien maigres : 714 euros pour la première transaction et 1.945 euros pour la seconde. Il n’empêche, le gendarme de la Bourse reproche surtout au fondateur de la SSII de n’avoir déclaré à l’AMF aucune des 12 transactions réalisées durant ce laps de temps, contrevenant ainsi aux préceptes réglementaires. Le régulateur ne nomme pas la société dont Jacques Tordjman était administrateur à cette époque. Mais en regardant de près sa spécialité et en vérifiant la composition du conseil d’administration de ladite société sur la période retenue, on se rend compte qu’il s’agit de Prodware, négocié sur Alternext devenu Euronext Growth.
Mais Jacques Tordjman a apporté pour sa défense plusieurs éléments qui ont manifestement fait mouche et expliquent que l’AMF en soit restée à l’accord de composition administrative. Concernant l’absence de déclarations, il invoque d’abord la méconnaissance de cette nouvelle réglementation impartie aux gérants de société. En outre, l’opération la plus importante a été faite pour souscrire à une augmentation de capital devant permettre à la société dont il était administrateur de passer un cap difficile. Enfin, « lorsqu’il a pris sa retraite (NDLR : Jacques Tordjman), il a rejoint le conseil d’administration de la société X afin d’aider cette société à croître et à améliorer sa profitabilité et non pas pour réaliser un bénéfice de 1.945 euros. Depuis qu’il a pris sa retraite, il a aidé, bénévolement, dans le cadre de l’Institut du mentorat de la chambre de commerce de Paris, une dizaine de sociétés à croître et à créer des emplois, et ce pendant dix-huit mois par société », peut-on lire dans l’avis du régulateur.
Rappelons qu’en 2007, lorsque Jacques Tordjman présidait aux destinées de GFI, le gendarme s’était montré moins clément en lui infligeant une sanction pécuniaire de 400.000 euros pour "manquement d’initié". Lui était alors reproché d’avoir vendu des titres de sa société quelques semaines avant la publication d’un avertissement sur résultats. D’autres membres du Comex avaient également écopé d’une amende.
Jacques Tordjman a quitté la direction de GFI en 2009 et depuis 2015, un investisseur qatari, Mannai, contrôle la SSII. Au cours du 1er semestre 2017, les fonds Apax et Boussard & Gavaudan lui ont vendu leur participation. D’ici à la fin 2018, Mannai possèdera 95% de GFI qui restera coté.
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