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Série d'été : STC Partners ou la recherche de la meilleure taille critique

L'ex- Sarrau Thomas Couderc a constitué quatre pôles d'activités perméables, et noué des partenariats structurants. Dans un contexte difficile, il apporte son expertise aux managers et entrepreneurs, son ADN d'origine.
STC Partners (ex-Sarrau-Thomas-Couderc) a tout juste dépassé l'âge de raison ?il a été créé en 2005 par six associés- mais il doit encore atteindre la maturité de l'âge adulte. Certes, le cabinet s'est déjà bien développé puisqu'il compte 80 avocats dont 15 associés. " Au bout de quatre années d'existence s'est posée la question de devenir un cabinet plus important et généraliste. C'est le sens de notre partenariat poussé avec KPMG Transaction Services", relate Stéphane de Lassus, associé fiscaliste de STC Partners. L'accord est générateur de dossiers mais aussi d'une visibilité astucieuse pour asseoir sa notoriété. Le cabinet a choisi de réitérer l'expérience récemment en se rapprochant de Dupiré & Associés, une structure dédiée au droit social et plus particulièrement spécialisée dans les restructurations, un segment en plein boom. C'est donc à partir de son expertise d'origine dans les LBO, et notamment l'accompagnement des managers pour la reprise de leur société en association avec un fonds, que STC Partners a construit une expertise corporate globale. Une polyvalence utile à l'heure où les deals butent sur des problématiques de financement en France. Quatre pôles volontairement poreux ont été constitués, dans la mesure où chaque dossier peut requérir plusieurs expertises. Tout d'abord, le pôle " transactions " regroupe classiquement les M&A et LBO et pâtit comme les autres de l'atonie du marché français. STC Partners a su se positionner sur les quelque LBO et refinancements du marché midcap, comme la reprise toute récente de Trescal par Axa PE, celle de Sepur par Fondations Capitalou ceui de Socotec. Il a par ailleurs participé au refinancement de Paprec et d'Elis, ou encore à la vente de la Fée Maraboutée, une success story lancée par l'ex-patron de Cegedim. Il sait également être du côté des fonds candidats dans les grosses enchères : cette année, il a participé à la vente de Sandro-Maje, mais le fonds a dû jeter l'éponge quand les prix ont été tirés à la hausse par... les managers. Sans avoir attendu les basses eaux, STC Partners a aussi su développer un conseil plus personnalisé, via le pôle patrimoine. Il consiste à accompagner les managers et fondateurs de sociétés dans leur projet de donation, cession ou transmission d'entreprise, aborder des problématiques juridiques et fiscales auxquels ces adeptes du terrain sont peu familiers. Le cabinet s'est par ailleurs doté d'une équipe dédiée au corporate midcap, le segment le plus dynamique du marché. Enfin, les M&A s'accompagnent ou sont souvent précédées de restructurations, de plans sociaux, surtout dans le climat actuel. C'est pour renforcer cette expertise que le cabinet s'est associé au cabinet Dupiré & Associés, spécialiste de la question, dont la quinzaine d'avocats a rejoint les locaux de STC Partners depuis six mois. C'est au final cette mutualisation qui fait l'ADN du cabinet. " Nous mettons en avant le cross-selling, les juristes et les fiscalistes travaillent ensemble pour apporter une expertise globale ", avance Stéphane de Lassus. Ce qui est moins le cas de grands cabinets spécialisés dans le corporate ou le fiscal, pointus mais plus mono-activité. Le cabinet n'est pas exempt d'un côté glamour puisque l'associé David de Pariente, très introduit dans les médias, est de son côté le conseil historique du groupe Hersant Media. Un client qui lui a amené un gros travail de restructuration... et pourrait avoir bientôt besoin de conseils juridiques avisés pour affronter un homme d'affaires très entouré lui aussi : Bernard Tapie.
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