Entreprises / Actions / Publication des résultats / Actualité des sociétés
Entreprises / Actions
Publication des résultats / Actualité des sociétés
Elior dans une mauvaise passe
La conjoncture n’est pas très bonne pour le secteur de la restauration collective et du « Facility management ». Sodexo et Compass, les deux leaders européens de l’activité ne diront pas le contraire. Pas plus qu’Elior qui aligne depuis plusieurs mois les nouvelles soit anxiogènes, soit décevantes. Cela a commencé par la mésentente entre le patron arrivé en 2015, Philippe Salle, et le principal actionnaire (et co-fondateur) d’Elior, Robert Zolade qui, lors de l’AG 2017 a voté contre la rémunération de celui qu’il avait fait venir deux ans plus tôt. Situation qui n’a pas manqué de déplaire au premier intéressé qui dès le mois de juillet 2017 annonçait son départ.
Dès lors, l’action Elior n’a cessé de s’affaiblir, enregistrant déjà un sérieux décrochage lors de l’annonce du départ de celui qui avait également présidé avec succès Altran. Sans parler de celui enregistré en novembre dernier à l’occasion du lancement d’un profit warning. Là, la chute dans la journée a atteint les 14% renvoyant le titre à un niveau proche de celui choisi pour son retour en Bourse en 2014, soit 15 euros.
Aujourd’hui, le groupe confirme un premier semestre affaibli par des éléments exceptionnels tels que les coûts de démarrage de nouveaux contrats. Le résultat net part du groupe a atteint 37 millions d'euros en baisse de 36,2%. Son Ebitda retraité a reculé de 9,6% pour atteindre 231 millions d'euros, soit 6,9% du chiffre d'affaires. Celui-ci a toutefois augmenté de 3,9% à 3,33 milliards d'euros. Le nouveau directeur général du groupe, Philippe Guillemot (ancien patron d’Europcar) vise dorénavant une croissance organique de son chiffre d'affaires proche de 3%, une marge d'Ebitda retraité en baisse de 0,8 à 0,5 point (pour atteindre 7,5% à 7,8%) et un résultat net par action en repli.
Le titre Elior est loin de faire l’unanimité et baisse en Bourse (d’environ 2%) ce jour perdant ainsi 13% depuis le début de l’année et près de 40% sur un an. Les investisseurs sanctionnent les dernières décisions prises par le management et les fortes incertitudes qui en découlent dans un contexte peu porteur et de plus en plus concurrentiel, y compris sur toutes les zones géographiques. Difficile dans ces conditions d’aborder l’avenir avec sérénité, d’autant plus qu’Elior est assez loin derrière les premiers de la classe, ce qui ne facilite pas la tâche pour emporter les contrats dans un milieu où la prime au leader est incontestable.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

