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Actions : la meilleure façon de capter de la croissance

A deux jours de l'ouverture du salon Actionaria, le bilan à trois ans du SBF 120 est brillant. Deux secteurs émergent : les biotechs et les équipementiers automobiles.  
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Le salon Actionaria s’apprête à ouvrir ses portes, vendredi et samedi. L’occasion pour les actionnaires individuels d’aller à la rencontre des entreprises venues se présenter à eux et pour les différents intermédiaires de démontrer les avantages des actions cotées. C’est dans cet esprit que plusieurs initiatives vont être dévoilées. Dont celle concoctée par PME Finance de Jean Rognetta. En partenariat avec Morningstar, plusieurs organisations de place mais aussi Arkéon Finance et Invest Securities, il va présenter un palmarès des PME-ETI les plus performantes non seulement en terme de croissance boursière ces trois dernières années mais aussi en terme de chiffre d’affaires (en excluant les financières). Palmarès qu’il compte renouveler tous les ans afin de voir sur la durée comment se comportent les valeurs dites de croissance.

En attendant d’avoir les noms de ce premier millésime, il est très intéressant de voir déjà quelles sont les valeurs du SBF 120 offrant les meilleures performances boursières sur la période de trois ans et à quels secteurs elles appartiennent. Un constat déjà : les hausses des 10 premiers ressemblent davantage à une envolée stratosphérique qu’à autre chose. +2680% pour la biotech Genfit (passée de 1,18 euro à 38 aujourd’hui après avoir grimpé jusqu’à 48 euros cette année) ; +1760% pour Montupet (attention cœur sensible s’abstenir, l’équipementier automobile faisant preuve ces derniers mois d’une volatilité hors norme compte tenu des attentes des analystes sur la société et ses différentes publications) ; +307% pour un revenant aux nombreux soubresauts qui profite à ce jour des fruits d’une douloureuse restructuration, Technicolor, ex Thomson ; +306% pour Teleperformance, le n° 1 mondial des prestations de télémarketing et de télé-services ; +276% pour un autre équipementier automobile, Plastic Omnium qui a lui aussi récemment défrayé la chronique en chutant fortement après avoir connu des sommets finalement jugés excessifs ; +250% pour une autre biotech, Sartorius ; +219 pour Eurofins Scientifique, le roi de la traçabilité ou +215% pour Valéo.

Autrement dit : deux secteurs semblent indéniablement se distinguer : les biotechs et les équipementiers automobiles. Dans le premier cas, cela vient donner raison à Eric Forest, le patron d’Enternext qui vient de mettre sur pied une série d’initiatives en vue de booster les biotechs cotées sur Euronext. Pour les plus talentueuses et prometteuses, ces entreprises sont en effet souvent introduites en Bourses sur des multiples relativement modestes compte tenu des risques qu’elles supposent, avec un très gros potentiel de hausse lorsque leurs différentes molécules ou projets viennent à être couronnés de succès. Du côté des équipementiers automobiles, ceux-ci profitent de deux atouts principaux : leur très forte internationalisation avec souvent la présence d’usines en Chine ou aux Etats-Unis et leur dynamisme en matière d’innovation, leurs produits étant devenus incontournables pour tous les grands constructeurs mondiaux.

A noter d’ailleurs que Valéo affiche la plus forte hausse des valeurs du CAC 40 sur trois ans et que dans le top 10 de ces mastodontes français, la répartition sectorielle est quelque peu différente puisque l’on y retrouve de façon plus soutenue les financières (Crédit Agricole se hisse de 156%, Société Générale de 132% et Axa de 110%). Safran n’est pas en reste avec un progrès de 150% alors que son président est sur le départ et devrait être nommé ces prochaines semaines. Renault, après avoir connu une longue route du désert est lui aussi en nette reprise (+147%).

Globalement, les performances des actions sont donc nettement positives sur les trois dernières années, le bilan étant même encore plus probant si l’on revient 5 ans en arrière (Valéo s’adjuge 371% sur la période et Safran 342%). Idem pour les champions du SBF 120 que l’on retrouve d’ailleurs quasiment aux mêmes places du podium. Dans le contexte actuel où les liquidités abondent, où les taux d’intérêt rendent inefficients une large palette d’outils d’épargne et mettent en évidence l’attrait des dividendes, les actions ont donc de bonnes chances, en 2015, d’être à nouveau à l’honneur. Reste à capter les plus prometteuses.

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