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Gouvernance - rémunérations
Les CEO des 20 plus grandes banques ont gagné 7,6% de plus en 2015
Si les économies développées sont en recherche d’inflation, les salaires des banquiers haut placés n’en ont, eux, pas manqué en 2015. Selon une étude du Financial Times et d’Equilar, les patrons des 20 plus grandes banques de l’Ouest (Europe, Canada, Etats-Unis et Australie) ont gagné en moyenne 7,6% de plus qu’en 2014. Leur feuille de paie atteint ainsi 13,1 millions de dollars en moyenne chacun. Cette hausse significative est à comparer avec les +0,5% enregistrés de 2013 à 2014 et l'augmentation de 4,2% des revenus nets des firmes en question l'an dernier.
Toutefois, de fortes disparités sont à noter d’un continent à un autre. Les CEO des six plus grandes banques US ont vu leur package augmenter d’environ 10% en 2015. Les salaires et bonus de ces derniers (20,7 millions de dollars en moyenne par tête) représentent ainsi près du double de ceux de leurs 11 homologues européens (10,4 millions de dollars, +9,6% en un an). Et des différences existent même à l’intérieur de chaque territoire. Par exemple, Jamie Dimon, l’homme fort de JP Morgan, a remporté 27,6 millions de dollars (+36%). Du côté du Vieux Continent, ce sont les arrivées grassement rémunérées des nouveaux patrons de Standard Chartered, Crédit Suisse et Barclays qui ont tiré les chiffres vers le haut. Ces sommes ont servi à compenser la perte de leurs variables attribués sur le long terme dans leurs anciennes firmes.
Les investisseurs n’ont pas tous accueilli ces augmentations de la même manière. Ainsi, les actionnaires de JP Morgan ont-ils validé à hauteur de 92% les gratifications de Jamie Dimon, quand ceux de Citigroup ont été plus d’un tiers à ne pas accepter la hausse de 31% (16,5 millions de dollars) de Mike Corbat. Le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a, lui, vu sa rémunération baisser de 4% l’an dernier à 23,4 millions de dollars. Ce qui n’a pourtant pas emballé les investisseurs, qui n’ont été que 66% à la valider en assemblée générale. Côté européen, les actionnaires ont été plus de la moitié à voter contre le dernier plan de rémunération des dirigeants de Deutsche Bank. Pour ce qui est des Britanniques, la nouvelle locataire de Downing Street, Theresa May, a indiqué qu’elle souhaitait un « say on pay » contraignant.
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