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Feuilleton de l'été

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&nbsp;PROMOTION SENGHOR DE L'ENA :<br>Jean-Christophe Boccon-Gibod : le goût de l'action&nbsp;

Ce fils de médecin passé par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, a très vite souhaité basculer dans le privé. Il a commencé par Groupama avant d'atterrir chez Cardif où il est responsable des partenariats et des projets digitaux de la filiale de BNP Paribas.
Boccon Gibot
Boccon Gibot

Jean-Christophe Boccon-Gibod garde un excellent souvenir de son passage à l’ENA. Arrivé là après avoir fait HEC, il souhaitait, avant tout, se doter des «clefs de la compréhension du monde ». Fils de médecins, il n’a jamais voulu suivre le même chemin que celui de ses parents, ni même celui de ses deux autres frères passés par Centrale. « Je ne voulais pas m’enfermer dans une spécialité trop pointue. Ce qui me tentait, c’était de participer à la vie publique, être dans l’action », soutient-il. Après avoir suivi plusieurs cursus en parallèle, dont un dans le droit, il se souvient être entré dans cette prestigieuse école juste après son voyage de noces. « Pour réussir dans ce genre d’épreuve, il faut travailler, avoir de la chance et être en forme ». Pour la forme, Jean-Christophe Boccon-Gibod n’hésitait pas à courir quasiment tous les jours, ce qui l’a beaucoup aidé, admet-il, tout comme il reconnaît que les épreuves de l’ENA étaient finalement moins dures que celles des écoles de commerce.

Après un passage à la préfecture de Laon et à Genève au bureau de la représentation de la France aux Nations Unies, ce presque quarantenaire a encore en mémoire de nombreux souvenirs avec ses camarades de promotion, à Strasbourg, dans cet ancien couvent devenu prison pour femmes après la révolution. Là, il s’est fait plusieurs amis, comme le petit fils de Simone Veil, Sébastien Veil, ou bien encore Pierre-Alain de Malleray, ou Yann Pouëzat actuellement directeur du Consulat général de France à Hong-Kong et Macao. Il était également particulièrement proche d’Amélie Castera, devenue madame Oudéa par la suite. Il faut dire qu’ils se connaissaient depuis la 6ème et ne s’étaient jamais perdus de vue. C’est même grâce à elle qu’il a rencontré celle qui allait devenir sa femme. Il se souvient bien sûr d’Emmanuel Macron qui ne lui a laissé que de bons souvenirs. C’était un bon camarade, décontracté, ouvert aux autres sans jamais vouloir s’arroger le premier rôle, contrairement à d’autres.

Jean-Christophe Boccon-Gibod est depuis 2012 directeur du développement commercial du réseau Cardif et partenaires. Avant la filiale assurance de BNP Paribas, l’énarque était déjà passé dans le privé, chez Groupama plus précisément pour s’occuper de la fusion de plusieurs des entités de l’assureur et superviser un nouveau projet informatique. Pour lui, on apprend plus rapidement de ses erreurs dans une entreprise, et il est plus aisé d’être dans l’action, ce qu’il a toujours privilégié dans sa carrière professionnelle. A ses yeux, l’exemple type du gâchis est la taxe poids lourds. « Une seule phrase, prononcée dans les médias, a suffi à stopper net un processus initié plusieurs années plus tôt qui avait déjà coûté beaucoup d’argent », lance Jean-Christophe Boccon-Gibod, évoquant l’intervention surprise de Ségolène Royal à la radio après la mise en place de nombre de portiques sur les autoroutes françaises. Portiques dorénavant voués à l’abandon et que personne ne veut démonter, faute de moyens.

De son passage dans le public, il retient surtout son expérience au sein du ministère de l’Ecologie et du Développement durable, de l’Energie et de l’Aménagement du Territoire en tant que conseiller technique auprès de Jean-Louis Borloo en 2007, où il était chargé des affaires économiques et fiscales. Il a encore en mémoire le « Grenelle de l’environnement » et la création du bonus/malus pour les voitures polluantes et les détails techniques qu’il a dû mettre en place.

Il est aujourd’hui plus spécialement en charge de développer les partenariats avec les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) et les courtiers chez Cardif. Il est également responsable des projets digitaux. Parmi ceux-ci la mise en place de dispositifs de santé connectée, plus spécialement destinés aux personnes âgées. L’objectif étant de leur permettre de rester le plus longtemps chez elles sans danger pour leur santé et leur autonomie.

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