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Stéphanie Besnier : directrice long terme chez Wendel

Cette diplômée de Polytechnique et du Corps des Ponts et Chaussées est directeur senior depuis janvier chez Wendel et vient de faire son entrée au board de Bureau Veritas. Son profil est plutôt atypique dans l’investissement puisqu’elle est passée avant par Bercy et l’APE.
Stéphanie Besnier
Stéphanie Besnier

Promue en janvier directeur senior chez Wendel, Stéphanie Besnier a intégré la semaine dernière le board de Bureau Veritas. Cette diplômée de Polytechnique et du Corps des Ponts et Chaussées est également titulaire d’un DEA de l’Ecole d’économie de Paris. Elle a rejoint la société d’investissement en 2007, et a ainsi notamment pu constater les effets positifs des relations long terme entre investisseurs et entreprises en période de tourmente. Après avoir travaillé sur Deutsch, elle gère maintenant les participations dans Bureau Veritas et dans la société africaine d’infrastructures télécoms IHS. Son enfance dans un petit village de Bretagne, ou encore ses quatre ans passés dans le public, ne la destinaient pourtant pas à faire carrière dans le groupe familial.

C’est d’ailleurs pour cela qu’avant d’intégrer le privé, Stéphanie Besnier, née en 1977, a d’abord commencé par œuvrer pour l’Etat, du côté de Bercy. « Il y avait sans doute un peu d’héritage familial dans cette envie d’aller dans le public », raconte celle qui a été élevée par deux parents enseignants. Elle a d’abord ainsi fait de la macroéconomie au Trésor, en se penchant sur la dette des pays d’Amérique Latine avant de passer par l’Agence des participations de l’Etat (APE). Là-bas, elle s’est occupée de la gestion des parts publiques dans la SNCF, Eurotunnel ou encore la SNCM, dossiers sensibles et formateurs.

Ce poste que l’intéressée qualifie de « déterminant » lui a permis d’avoir un premier contact avec le monde de l’investissement. C’est également lors de ces années qu’elle a pu rencontrer des personnalités comme Bruno Bézard (ex-directeur de l’APE) « exigeant dans le travail mais avec qui on apprend beaucoup » ou encore Jean-Pierre Jouyet (actuel Secrétaire général de la présidence de la République française), « quelqu’un d’humain et d’accessible ».

Puis, comme cela se fait souvent dans le public au bout de deux postes, Stéphanie Besnier a été incitée à faire dans la mobilité. La jeune femme est alors partie à la recherche d’un poste dans l’investissement long terme. D’où la candidature spontanée qu’elle a envoyée à Wendel. « Je n’avais pas le profil type. Ils ont fait preuve d’une certaine audace en m’engageant mais au final la greffe a bien pris », commente Stéphanie Besnier, qui rappelle que Wendel est assez ouvert sur les parcours de ses collaborateurs et qu’elle y est « très bien entourée ».

C'est cette même « forme de bienveillance » qui expliquerait en partie que la société lui ait accordé sa confiance pour gonfler les bancs du conseil de Bureau Veritas dont Wendel est actionnaire à hauteur de 40,6%. « Chez Wendel, le niveau d'exigence est très élevé, aussi ma proposition de nomination comme administratrice est-elle une grande marque de confiance de la part de Frédéric Lemoine (président du directoire, ndlr). C'est une entreprise qui sait vous donner votre chance », précise Stéphane Besnier. Elle rallie ainsi l’autre femme représentante de Wendel à la table, Lucia Sinapi, directeur exécutif de l'activité Business Platforms de Cap Gemini. Cette opportunité leur permet d’être en direct avec les hautes instances, ce qui est un vrai plus dans la gestion d’un investissement.

Outre la confiance qu’elle a su gagner, Stéphanie Besnier a également été désignée car elle connait très bien la firme spécialiste de l’évaluation de la conformité et la certification puisqu’elle la suit. Tout comme IHS, dont elle fait également partie du board. Stéphanie Besnier loue cet investissement « très stimulant », qui permet de travailler avec une entreprise d’un autre continent et de goûter à d’autres types de managements. D’ailleurs, Wendel s’est beaucoup transformé et internationalisé ces dernières années, pour le plus grand plaisir de Stéphanie Besnier. Cette dernière fait néanmoins du sourcing d’opportunités dans l’Hexagone. « Nous sommes toujours à la recherche d’une nouvelle pépite française (…). On recherche également des managements sur lesquels on peut compter sur 10, 15 ans voire plus ».

Tous ces sujets lui demandent beaucoup de travail, à l’instar de « la mini-PME » qu’elle a chez elle, à savoir ses trois enfants. Hormis ces deux volets chronophages, Stéphanie Besnier, amie des livres, est également une sportive, qui apprécie la course à pied. Elle a d’ailleurs fait partie de l’équipe qui s’est constituée chez Wendel pour courir le semi-marathon. Et c’est notamment cette proximité avec les gens qui lui donne envie de continuer ce métier-là.

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