Une sénatrice demande la tête de la présidente de la SEC
Le gendarme de la Bourse américain, la SEC, est décidément souvent sous le feu des critiques. La semaine dernière c’est Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts connue pour sa virulence, qui s’en est pris à la présidente du régulateur. La membre du Congrès a écrit à Barack Obama pour lui demander de mettre fin aux fonctions de Mary Jo White. Elizabeth Warren -qui s’est forgée une réputation d’ennemie de Wall Street- estime que l’autorité ne contraint pas les entreprises à assez de transparence.
Elizabeth Warren est certes habituée à jouer le rôle du poil à gratter lors des nominations et des campagnes mais il est vrai que cette lettre -très virulente- à un président du même bord politique la rend encore plus notable. « J’ai essayé aussi bien publiquement qu’en privé de persuader la présidente White d’affecter les ressources de l’agence vers les questions urgentes que sont l’intérêt impérieux de l’investisseur et du public », a indiqué Elizabeth Warren. Et d’ajouter « Mais après des années d’efforts sans succès, il est évident que la présidente White reste sur la route qu’elle s’est tracée ».
Mary Jo White a été confirmée par le Sénat à la tête de la SEC en 2013. Depuis lors, l’institution a proposé ou adopté plus de 50 ensembles de règles et sur les douze derniers mois, la SEC aurait engagé 868 procédures à l’encontre d’entreprises et de dirigeants de sociétés.
Parmi les pommes de discorde entre la SEC et les élus : les Démocrates n’ont pas apprécié que la Cour Suprême supprime en 2010 les limites des contributions financières des entreprises et des syndicats. C’est pourquoi ces derniers voudraient que la SEC force les sociétés à dévoiler les montants versés dans un cadre politique. Une idée généralement peu soutenue par les Républicains, qui considèrent que les donations ne sont pas une information nécessaire pour les décisions d’investisseurs. Mary Jo White a, de son côté, déclaré que cette problématique ne faisait pas partie des grandes priorités de la SEC. De son côté, la Maison Blanche a réitéré son soutien à la présidente de la SEC.
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