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Des dividendes européens en hausse de 4,3% en 2017 ?

Après le record de 2016, Allianz Global Investors s’attend à ce que les versements atteignent les 315 milliards d’euros. Si la prudence reste de mise, notamment à la lumière des échéances électorales, les dividendes devraient rester un bon placement.
Euros - bonbons - pièces
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À fin 2016, environ 28% de l’ensemble des emprunts d’État des économies développées en circulation affichaient des rendements négatifs, souligne Allianz Global Investors dans une étude rendue publique hier. Et lorsqu’elles ne sont pas dans le rouge, les obligations souveraines continuent à délivrer une rentabilité insuffisante. C’est pourquoi l’attention se tourne de plus en plus vers les dividendes comme source de revenus du capital. Et ce à raison puisqu’après des records de versements en 2016, le cru 2017 devrait également être bon pour les portefeuilles. Les auteurs s’attendent en effet à ce que les dividendes versés par les entreprises du MSCI Europe atteignent les 315 milliards d’euros, soit une hausse de 4,3% par rapport à l’année dernière.

Allianz GI rappelle que les groupes du Vieux Continent ont une politique de distribution plus favorable aux investisseurs que leurs homologues internationaux. Fin 2016, le rendement moyen du dividende pour le MSCI Europe, tous segments de marché confondus, atteignait environ 3,5%. A noter néanmoins que les entreprises américaines ont, par exemple, plutôt tendance à se lancer dans des rachats d'actions. 

Les dividendes ont notamment pour effet d’accroître la stabilité du portefeuille, ajoutent les analystes. Lors des mauvaises années sur les marchés actions, « les dividendes parvenaient à compenser, en partie ou même en totalité, le recul des prix des actions. Sur la période 1971-2016, la contribution des dividendes à la performance totale annualisée de l’indice MSCI Europe a atteint environ 38%. Mais dans d’autres régions, comme en Amérique du Nord (MSCI North America) ou en Asie-Pacifique (MSCI Pacific), environ un tiers de la performance globale provient des dividendes, même si le rendement absolu du dividende y est plus faible ».

Pourquoi Allianz GI s’attend globalement à un bon cru cette année ? Parce que si le ratio du dividende versé sur le bénéfice par action, autour de 80%, est très nettement supérieur au niveau antérieur à la crise en Europe, le ratio de distribution aux États-Unis et en Asie est proche respectivement de 50% et 45%. Ce qui laisse entrevoir une marge de progression. En outre, les entreprises disposent actuellement d’importantes quantités de liquidités. Par exemple, le cash-flow net des entreprises américaines pèse pour 12% du PIB du pays de l'Oncle Sam.

Enfin, autre argument, « nos prévisions pour les marchés mondiaux suggèrent que les marchés de capitaux se préparent à la 'reflation' : les indicateurs économiques s’améliorent, en grande partie grâce à la relance budgétaire attendue aux États-Unis. Ces deux éléments laissent entrevoir de meilleures perspectives pour les bénéfices des entreprises ». La FED devrait également remonter ses taux, ce qui pourrait porter un coup au marché obligataire et favoriser le marché action.

Côté européen, Allianz GI note que la faiblesse de la livre sterling a pesé sur les résultats des entreprises à la suite du référendum sur le Brexit. En 2017, les marchés pourraient également être confrontés à une montée des extrêmes lors d’échéances électorales majeures, indiquent les spécialistes. « L’Europe est trop importante pour que ces difficultés viennent remettre fondamentalement en cause son existence ou provoquer de graves secousses sur les marchés. Ce constat vaut également pour l’année électorale 2017, au cours de laquelle plusieurs pays européens importants, comme la France, les Pays-Bas et l’Allemagne, pourraient connaitre une redistribution des cartes sur l’échiquier politique », explique Jörg de Vries-Hippen, CIO Actions Europe. Les analystes anticipent également une hausse des bénéfices et une amélioration des marges en Europe, notamment grâce à l'Allemagne. Ils rappellent aussi que les politiques économiques d’Europe du Nord sont robustes. Allianz GI précise toutefois qu’il ne faut pas uniquement se concentrer sur le dividende, mais sur la santé de l’entreprise en elle-même.

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