Schneider Electric maintient le cap
Satisfecit pour Schneider Electric. Avec un chiffre d’affaires établi à 6,3 milliards d’euros au troisième trimestre, en hausse de 7% sur un an, et en croissance organique de 1,6%, le groupe français a rendu une copie trimestrielle en phase avec ses objectifs.
Une croissance qui doit beaucoup à la dynamique des branches de l’industrie et de la construction, dont la croissance organique au troisième trimestre a atteint respectivement 4,2% et 5,4%. La branche industrie, qui génère 22% du chiffre d’affaires, a été portée en particulier par l’Europe de l’Ouest, grâce à la demande des constructeurs de machines destinées à l’export, ainsi que par l'Amérique du Nord.
La branche construction, la plus importante du groupe avec 44% du chiffre d’affaires, a connu une croissance solide en Amérique du Nord, grâce à la forte demande d’investissements sur les marchés du résidentiel et des centres de données, et dans une moindre mesure grâce à la reprise modérée du marché de la construction aux Etats-Unis.
Autre motif de satisfaction pour Schneider, le retour à la croissance de la branche IT, qui a connu une croissance organique de 1,2% sur un an au troisième trimestre, grâce à une baisse du déstockage des distributeurs en Russie, mais également à la solidité des investissements informatiques en Europe de l’Ouest. Seul bémol: la branche infrastructures est en recul de 5,8% à cause de nombreux reports dans l'exécution de projets.
Globalement, Schneider a profité de la stabilisation du marché en Europe de l’Ouest, malgré des indicateurs économiques en panne. La zone est en croissance pour la première fois depuis le troisième trimestre 2011, à 0,2%, grâce aux performances italienne et française. « Mais ce moment de stabilisation reste fragile et ne préjuge pas nécessairement des évolutions futures » a expliqué Emmanuel Babeau, directeur financier de Schneider.
Mais c’est véritablement en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord que Schneider a dégagé sa croissance. Dans l’Asie-Pacifique, qui est le premier poste de ventes de la société avec 29% du chiffre d’affaires, c’est l’Inde et l’Asie du Sud-est qui ont tiré la croissance du groupe, alors que la Chine a connu un ralentissement sur le marché de la construction et certains marchés industriels. En Amérique du Nord, Schneider Electric a tiré profit des investissements dans le marché de la construction résidentielle et dans les marchés pétroliers et gaziers, tout en satisfaisant la demande des entreprises de construction mécanique.
En externe, le groupe a également bénéficié de la contribution nette de 397 millions d’euros de ses acquisitions (principalement d'Invensys) soit 6,8% de croissance, ainsi que d’un effet de change moins défavorable que prévu. En raison de la récente dépréciation de l’euro, la perte enregistrée s’est limitée à 81 millions d’euros, soit 1,4% du chiffre d'affaires, alors que Schneider Electric s’attend à un impact favorable au quatrième trimestre. « L’effet devises s’atténue et on s’attend pour le second semestre à un impact soit nul soit légèrement positif » a confirmé Emmanuel Babeau.
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