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Emeis franchit une nouvelle étape de son engagement social (et solidaire) / Un programme d’accompagnement des salariés au-delà des murs de l’entreprise

Alors qu’emeis devrait devenir une entreprise à mission à l’issue de sa prochaine assemblée générale, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques se revendique déjà comme une entreprise humaine. Pour fidéliser ses salariés, dont les effectifs sont encore très touchés par le turn-over, emeis ne se contente plus de revaloriser leur rémunération, il les accompagne aussi dans les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans la sphère privée. C’est tout l’enjeu du lancement officiel de "emeis & Moi", ce jeudi matin.
Laurent Guillot (Emeis)
Laurent Guillot (Emeis)

Pour emeis, l’équation est simple : plus les collaborateurs du groupe travailleront dans de bonnes conditions, plus ils seront attachés à l’entreprise et plus la qualité de soins apportée aux patients et aux résidents sera efficace. Après avoir instauré, en 2023, et pour la première fois de l’histoire de l’ex-Orpea, un dialogue social, conclu des accords de revalorisation des rémunérations telle qu’une augmentation de salaire de 2 à 7 % selon l’ancienneté (et qui récompense la fidélité), octroyé un treizième mois et une mutuelle d’entreprise, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques a décidé d’accompagner ses équipes au-delà du simple cadre professionnel.

 

Plus qu’un simple employeur

 

Il faut dire que le groupe subit encore un important turn-over de ses salariés, et notamment dans le personnel soignant et les cuisiniers. "C’est en progrès, entre -10 et -5 points par rapport à 2022 mais nous n’avons pas encore atteint notre cible", a reconnu le directeur général d’emeis, Laurent Guillot, lors d’une conférence de presse. Le taux d’absentéisme reste élevé, comme les postes à pourvoir, même si les offres d’emploi gagnent de plus en plus en attractivité.

C’est dans ce contexte que quelques semaines après son lancement effectif, l’entreprise vient d’annoncer officiellement un programme social et solidaire, "emeis & Moi", à destination non seulement de ses salariés mais aussi de leurs proches. "Nous devons penser l’entreprise de façon humaine, sociale et économique, le tout de façon concomitante et complémentaire. Nous proposons un nouveau modèle d’entreprise, humaine à vocation sociale tendue. Cela signifie mettre nos équipes au centre de notre attention au-delà du simple périmètre traditionnel d’employeur et d’objet social car nous sommes parfaitement conscients des exigences physiques, psychologiques et émotionnelles liées à nos métiers", a-t-il expliqué.

 

Un rôle de facilitateur

 

Parce que les vulnérabilités ne s’arrêtent pas aux portes de l’entreprise et ont forcément un impact sur la sphère professionnelle, le programme est construit sur quatre axes : "Mon logement", par lequel emeis s’engage à ce que chacun de ses salariés dispose d’un logement décent. "82 % de nos collaborateurs sont des femmes. Certaines peuvent être confrontées à des violences conjugales – quel que soit le milieu social -, ou vivent dans l’insalubrité ou dans des logements précaires, et doivent trouver une solution immédiate pour elles et pour leur famille. Nous avons donc décidé de prendre en charge un hébergement d’urgence et de les accompagner ensuite dans leur recherche de logement", a précisé Fanny Barbier, directrice des ressources humaines du groupe. Un dispositif "un toit garanti", en collaboration avec Responsage qui s’occupe de traiter les demandes pour le compte du groupe. "Un tiers des personnes qui appelle le 115 (numéro d’urgence sociale) sont en contrat à durée indéterminée", a rappelé Joel Rioux, fondateur et dirigeant de Responsage.

Autre préoccupation, "Ma santé", parce que les métiers de emeis sont particulièrement éprouvants, un soutien psychologique et émotionnel est proposé via un numéro vert qui préserve l’anonymat. Il permet également un accompagnement face à la maladie, en particulier les affections de longue durée et favorise l’accès aux soins et au suivi médical avec par exemple une prise en charge des soins étendue de la mutuelle.

 

Une aide visiblement bienvenue

 

Concernant les proches des salariés, un dispositif d’accompagnement à la parentalité – et souvent à la monoparentalité - est mis en place depuis décembre dernier. Il se traduit par une aide à trouver des solutions de garde, aux devoirs, etc. Là encore, le groupe fait appel à un prestataire externe, Schoolmouv, et a déjà recensé 1 000 connexions depuis son lancement, preuve pour emeis de son utilité. "Par ailleurs, environ un quart des salariés sont en situation d’aidance à titre personnel auprès d’un proche dépendant. Nous les accompagnons dans leurs démarches administratives, malheureusement complexes, à trouver des solutions et nous proposons des congés aidants", a ajouté la directrice des ressources humaines. Dans le même esprit, en cas de difficultés financières ou de surendettement des salariés, ces derniers peuvent enfin être aidés dans l’ouverture de leurs droits. "Depuis son lancement en janvier dernier, en France, où nous employons 28 000 collaboratrices et collaborateurs, près de 435 salariés ont été accompagnés et plus de 550 situations de fragilités ont été traitées. 70 % des demandes étaient liées à des problématiques de logement, 10 % des situations familiales et 9 % étaient liées à des difficultés budgétaires", a détaillé Fanny Barbier.

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