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Un hiver qui met à l’épreuve les stocks du gaz / La sécurité d’approvisionnement en Europe ne semble pourtant pas remise en question
Importations obligent, la France et l’Europe font preuve d’une vigilance de tous les instants concernant leur approvisionnement en gaz. Celui-ci n’est pas remis en question à en croire Natran (ex GRTgaz), puisque ses équipes arguent qu’aujourd’hui nous sommes toujours "dans un marché qui reste tendu, avec des capacités de production de GNL (Gaz naturel liquéfié) qui fonctionnent aujourd’hui à plein régime".
Notamment puisqu’il s’avère que l’Europe réduit ses importations en procédant à "des soutirages importants dans les stockages, à hauteur de 146 TWh ". Une situation qui se produit du fait d’un arbitrage économique actuellement favorable au fait de puiser dans les réserves relativement au coût de recourir plus massivement à des importations. La demande européenne de gaz restant l’an passé stable par rapport à 2023 et ce à hauteur de 3 500 TWh.
Calmer le jeu
Pas d’inquiétude pour autant aux yeux pour l’un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz hexagonal, puisqu’il argue que tant les stockages que les capacités d’entrée du gaz "garantissent aux fournisseurs la possibilité de satisfaire le marché français cet hiver". Un constat valable actuellement en présence d’une "certaine accalmie sur les marchés gaziers européens", mais qui pourrait s’avérer obsolète en cas de tensions fortes sur les cours. L’Hexagone apparaît également tel une clé de voûte dans l’architecture européenne avec un GNL importé en France qui équivaut à 24 % des flux européens sur la question.
Un constat que martèle Sandrine Meunier, la directrice générale de NaTran, considérant que les derniers mois sont une preuve que "la France confirme son rôle de pays de transit avec 123 TWh exportés vers ses pays voisins (+10 % par rapport à 2023) ". La lecture de l’année 2024 ne s’arrête pas à cette seule analyse des flux et s’accompagne de changements plus ou moins notables ayant trait à la consommation ou encore au type de gaz consommé.
Plus et moins
Les appels à une plus grande sobriété semblent en partie avoir été entendus par les Français étant donné que la consommation française a diminué de 5,5 % entre 2023 et 2024. Une dynamique attribuée tant aux efforts d’efficacité énergétique qu’à la baisse de la production d’électricité provenant des centrales à gaz.
Concilier consommation de gaz, transition énergétique et réindustrialisation n’est pas une mince affaire. Pour l’heure la consommation des industriels n’enregistre qu’une "légère reprise" qui rend plus facile l’équation. De quoi permettre à la part des gaz renouvelables dans le mix énergétique tricolore de progresser de 9,2 TWh en 2023 à 11,6 TWh en 2024. Ce qui représente l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires. On se félicite également des financements obtenus chez Natran, avec ses partenaires, pour pas moins de "5 projets d’infrastructures hydrogène et CO2 (Barmar, HY-Fen, Rhyn, DKHARBO et GO CO2)". Pas moins de 35 millions d’euros ont été alloués par l’Union européenne, dans le cadre de la construction du marché énergétique européen.
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