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AMF / Semaine de l'épargne salariale / partage de la valeur
Epargne salariale : satisfaction élevée mais besoin de pédagogie / Un manque d’informations persistant pour les salariés et les dirigeants
Alors que la nouvelle édition de la Semaine de l’Epargne Salariale se tiendra du 24 au 28 mars prochain, - un événement conjointement initié par l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Direction générale du Trésor, la Direction générale du Travail, l’Association Française de la Gestion financière (AFG) et La finance pour tous -, une nouvelle étude OpinionWay, relayée par l’AMF, vient dresser un état des lieux de la perception de l’épargne salariale.
Une bonne solution pour attirer les talents
Il en ressort d’abord une satisfaction réelle de la part des salariés pour 77 % de ceux interrogés, mais aussi chez les dirigeants d’entreprise qui l’ont mise en place (86 %). Ces derniers estiment en effet que l’épargne salariale aurait un impact positif sur la motivation des salariés (79 %), sur leur fidélité (79 %), sur le climat social (78 %) et sur l’attractivité de leur entreprise (75 %). "L’enquête permet d’observer ce même effet positif chez les salariés qui ne bénéficient pas encore des dispositifs d’épargne salariale. Ces derniers indiquant que cela pourrait avoir une influence positive sur leur motivation pour 68 % d’entre eux, leur fidélité pour 59 % ou le choix de rejoindre une entreprise pour 55 % ", souligne l’étude.
Un enjeu de communication qui perdure
Néanmoins, l’enquête relève également un besoin d’accompagnement (62 % des détenteurs) et de pédagogie important. De fait, 37 % des salariés bénéficiant de l’épargne salariale dans leur entreprise ne savent pas précisément ce qu’est le plan d’épargne entreprise (PEE, PEI, PEG), tandis que 33 % ne savent pas non plus ce qu’est le plan d’épargne retraite d’entreprise collectif (PER collectif, PERCO). A cela s’ajouterait le fait que des épargnants ont pu parfois renoncer à des versements volontaires en raison de contraintes financières ou de report vers d’autres placements.
Ce n’est pas tout. Alors que depuis le 1er janvier dernier, les dirigeants d’entreprises de 11 à 45 salariés doivent mettre en place au moins un dispositif de partage de la valeur (plan de participation ou d’intéressement, prime de partage de la valeur, plan d’épargne salariale) au sein de leur entreprise, si une majorité d’entre eux ont déclaré avoir d’ores et déjà mis en place au moins un des dispositifs, beaucoup répondent ne pas les connaître en détail. "L’enjeu de l’épargne salariale se joue donc au niveau de l’information et de la pédagogie en complément des mesures publiques incitatives ", conclut l’étude.
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