Dirigeants, gouvernance
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Stellantis : Antonio Filosa dévoile sa nouvelle équipe dirigeante / Entre continuité et nouvelles nominations internes
Antonio Filosa entre en scène accompagné de son nouvel état-major. Nommé directeur général de Stellantis il y a quelques semaines, le patron de Stellantis prend ce lundi ses fonctions de dirigeant du constructeur automobile. Il a dévoilé, à cet effet, la "Stellantis Leadership Team" (SLT), avec effet immédiat. Un regroupement des plus hauts cadres du groupe, dont la composition traduit en partie un esprit de continuité, puisqu’un certain nombre de ses treize membres - en incluant le directeur général - conservent leurs fonctions actuelles, ou les voient se redéfinir ou s’élargir, dans la lignée des mouvements de gouvernance et de l’évolution de l’organisation opérationnelle qui avaient été établis par son président exécutif, John Elkann, à la suite du départ de Carlos Tavares.
Au niveau des régions
Et tout d’abord quant à Antonio Filosa : en plus de ses responsabilités de directeur général, il conserve ses fonctions à la tête de l’Amérique du Nord et des marques américaines (il avait auparavant la responsabilité de l’ensemble des Amériques). Une fonction clé pour Stellantis, dont les difficultés dans la région avaient été l’un des grands moteurs de la chute de ses résultats l’an passé. Il lègue la responsabilité de la qualité à Sébastien Jacquet, ayant déjà été nommé à ce poste au début du mois de juin. Ce dernier rejoint ainsi la SLT.
Même esprit de continuité à la tête de l’Europe élargie et de ses marques. Le Français Jean-Philippe Imparato en reste le patron, et reprend aussi la marque Maserati sous sa houlette. Une région faisant par ailleurs face à des enjeux spécifiques, au regard notamment de la réglementation européenne en matière d’électrification. Emanuele Cappellano, désormais dirigeant de l’Amérique du Sud, sera aussi responsable de l’unité Stellantis Pro One, dédiée aux véhicules utilitaires de l’entreprise. Il rejoint ainsi la SLT. Enfin, Philippe de Rovira, qui dirigeait déjà les services financiers, va prendre la tête du "reste du monde", soit l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique. Il conservera ses précédentes fonctions en parallèle.
Poursuite et entrées
Arnaud Deboeuf continuera de son côté à diriger le "manufacturing", tandis que Xavier Chéreau sera toujours en charge des ressources humaines et de la durabilité. Ned Curic chapeautera encore le développement des produits et de la technologie et Doug Ostermann, le directeur financier, voit son périmètre être élargi, puisqu’il aura désormais également la charge de superviser les fusions-acquisitions et les co-entreprises. Clara Ingen-Housz, responsable des "Corporate Affairs & Communications", conserve aussi ses fonctions et rejoint ainsi la SLT. Scott Thiele y signe également son entrée, au poste nouvellement créé de dirigeant de la "supply chain", regroupant des activités auparavant réparties entre le planning et le manufacturing. Au sein de la SLT, David Mele devient le responsable du planning des produits et Monica Genovese est nommée responsable des achats, remplaçant ainsi Maxime Picat.
Car l’une des grandes nouvelles de ce nouvel organigramme figure du côté des absents. Le Français qui était en charge de la direction des achats, mais aussi de la région Moyen-Orient, Afrique, Inde et Asie-Pacifique depuis la création du comité exécutif intérimaire du groupe en décembre dernier, n’y figure en effet pas. On le disait en lice pour succéder à Carlos Tavares parmi les candidats internes. Stellantis n’a néanmoins pas donné de détails sur les raisons de l’absence de Maxime Picat au sein de cet organigramme. "Alors que nous ouvrons ce nouveau chapitre de l’histoire de Stellantis, je tiens à adresser mes sincères remerciements à Maxime Picat et à Béatrice Foucher. Ils ont remarquablement contribué au succès de Stellantis tout au long de leur parcours au sein de l’entreprise. Nous leur souhaitons à tous les deux le meilleur dans leurs projets futurs", a simplement indiqué Antonio Filosa à l’occasion de l’annonce, puisque Béatrice Foucher, désormais ex-dirigeante du planning, est elle aussi absente de la SLT.
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