Macro-économie / Taux / Conseil d'analyse économique
Macro-économie / Taux
Conseil d'analyse économique
Une note du Conseil d’analyse économique propose d’améliorer la comptabilité nationale / Les forêts que compte l’Hexagone pourraient faire l’objet d’une valorisation de leur capital environnemental
Un trésor qu’il convient de mieux quantifier. Les différents membres du Conseil d’analyse économique, auteurs d’une note intitulée " compléter les comptes nationaux pour que l’arbre ne cache plus la forêt", y ont distillé plusieurs recommandations afin de parvenir à mieux éclairer les politiques publiques. Un travail qui doit permettre de rendre concrètes de nombreuses considérations implicites sur ce pan du territoire.
Parmi les écosystèmes que compte la France, ce choix de la forêt a été retenu pour plusieurs raisons dont celle que "le puits de carbone forestier a été divisé par deux en dix ans, et sa contribution future aux objectifs de neutralité carbone reste incertaine". La dégradation de l’état de santé des forêts en est une des causes et compromet sa capacité à se régénérer. De quoi inspirer la recommandation d’attacher le plus grand soin à utiliser au mieux le bois dans le temps. Que ce soit par des usages longs notamment une priorisation des fins de constructions sur celles énergétiques ou encore la fin des coupes rases.
Intégrer
Un autre axe développé est celui d’une meilleure prise de conscience que la valeur ajoutée de la forêt métropolitaine est certes conséquente -11,2 milliards d’euros en 2018 ce qui est de l’ordre de 3,5 fois sa valeur uniquement marchande - pour autant ce sont près des deux tiers qui proviennent des bienfaits du stockage de carbone. Qui est donc loin d’être permanent et un sujet sur lequel il est proposé "d’intégrer la filière bois dans les marchés de quotas CO2, avec un prix reflétant la non-permanence du stockage".
Difficile pour autant d’en faire l’alpha et l’oméga des solutions pour préserver la forêt tricolore, c’est pourquoi il est également suggéré "d’établir un référentiel économique cohérent d’évaluation des politiques forestières intégrant pleinement les services écosystémiques de la forêt". La sobriété et la diversification des essences plantées sont également appelées des vœux des économistes.
Compter
Une des priorités fixées est de remédier au manque de données actuelles sur la forêt et les différents usages du bois. Pour y parvenir, il est notamment proposé de porter l’effort sur un "panorama complet et précis des stocks de bois et de carbone dans l’ensemble de la filière" et également de "valoriser la tonne de CO2 capturée en forêt au coût social du carbone auquel on applique le coefficient 0,4 pour prendre en compte les spécificités du puits de carbone forestier".
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