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Stellantis commence à voir la lumière au bout du tunnel / De bonnes nouvelles en provenance d'Amérique du Nord
Stellantis reprend son souffle. Après avoir clos le rude chapitre de 2024 et commencé celui de 2025 entravé par les séquelles de l’année passée, le constructeur automobile amorce désormais son rebond. Il a rendu compte d’une augmentation de 13 % de son chiffre d’affaires sur un an au titre du troisième trimestre, à 37,2 milliards d’euros. Une nette inversion de tendance par rapport aux six premiers mois de l’année, puisque ses revenus avaient reculé dans le même ordre de grandeur au fil de la période. "Alors que nous continuons à mettre en œuvre d’importants changements stratégiques afin d’offrir à nos clients une plus grande liberté de choix, nous avons constaté des progrès séquentiels et une solide performance en glissement annuel au troisième trimestre, marquée par le retour de la croissance du chiffre d’affaires", s’est félicité le directeur général du groupe franco-italo-américain, Antonio Filosa, à l’occasion de l’annonce.
Les facturations consolidées ont, elles aussi, augmenté de 13 % sur un an, à 1,3 million d’unités. Un montant qui comptabilise 104 000 unités imputables à l’Amérique du Nord, explique Stellantis, grâce à un retour à une gestion normalisée des stocks – un effort majeur de réduction de ces derniers, auprès des concessionnaires américains, avait été entrepris sur la même période en 2024. Les ventes mondiales du groupe ont, de leur côté, grimpé de 4 % au troisième trimestre, grâce à la croissance du Moyen-Orient et de l’Afrique, de l’Europe élargie et de l’Amérique du Nord.
De bonnes nouvelles pour le groupe. De fait, sa situation outre-Atlantique, dont le redressement a été érigé parmi les grandes priorités de son nouveau patron, témoigne d’une embellie et tout particulièrement aux États-Unis. Dans le pays, les ventes de Stellantis ont progressé de 6 % au troisième trimestre, soutenues par l’ensemble des marques Jeep, Ram, Chrysler et Dodge. Ceci aura permis au groupe d’y regagner du terrain. En septembre, la part de marché mensuelle états-unienne de Stellantis a atteint 8,7 %, "la plus élevée depuis 15 mois", se félicite-t-il. "Le retour sur le marché du Ram 1500 à moteur HEMI V-8 a également marqué une étape importante en septembre", précise l’entreprise. Stellantis a de plus, pour mémoire, annoncé un vaste plan d’investissements de 13 milliards de dollars sur quatre ans dans le pays il y a deux semaines, afin d’y doper ses capacités de production et de soutenir le lancement de nouveaux modèles. Au total, en Amérique du Nord, les revenus de Stellantis ont atteint 16 milliards d’euros, en hausse de 29 % sur un an.
Une Europe plus poussive
La situation est plus contrastée en Europe, puisque le groupe y a perdu 70 points de base de parts de marché sur un an, à 15,4 %, à la fin du troisième trimestre. Elle a été affectée par des baisses de marché en France et en Italie, où Stellantis est plus exposée, précise l’entreprise et par une part de marché plus faible sur le segment des véhicules utilitaires légers. Le chiffre d’affaires s’y est aussi apprécié dans une moindre mesure, en hausse de 4 % sur un an, à 13 milliards d’euros.
D’une manière générale, l’offensive commerciale du groupe reste par ailleurs engagée. Au fil du troisième trimestre, six des dix nouveaux véhicules de Stellantis prévus pour 2025 ont été lancés, tandis que d’autres, au quatrième trimestre, permettront de réintroduire certains modèles de grande diffusion.
Pour le reste de l’année, le groupe maintient ses prévisions. Soit une amélioration continue du chiffre d’affaires et de son free cash-flow industriel, ainsi qu’une marge opérationnelle dans le bas d’une fourchette à un chiffre. À date, le groupe prévoit que les impacts des politiques tarifaires américaines auront finalement un impact d’1 milliard d’euros sur l’année, contre 1,5 milliard d’euros envisagés à la fin du premier semestre. "Comme nous continuons à apporter des changements importants et nécessaires à nos plans stratégiques et de produits, pour répondre tant à des développements réglementaires, géopolitiques, macroéconomiques, qu’à d’autres développements externes et internes, nous prévoyons d’engager des charges supplémentaires au second semestre 2025, qui, une fois finalisées, devraient être largement exclues de (la marge opérationnelle)", indique le groupe. Des charges dont l’ampleur n’a pas été précisée. À la Bourse de Paris, la publication et les prévisions qui l’accompagnent n’ont pas convaincu les opérateurs de marché : Stellantis accuse la plus forte baisse du CAC 40, en recul d’environ 6 % en début d’après-midi.
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