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Macro-économie / Taux

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Zone euro : la croissance maintient le rythme / Léger essoufflement dans l’industrie

En novembre, la croissance de l’activité privée de la zone euro aurait été proche d’un plus haut de deux ans et demi, selon l’enquête de S & P Global menée auprès des directeurs d’achats. Si les services tiennent leur rang, une légère baisse de cadence se fait sentir dans le secteur manufacturier.
Usine à Lambres-lez-Douai (Nord) - Sameer Al-DOUMY / AFP
Usine à Lambres-lez-Douai (Nord) - Sameer Al-DOUMY / AFP

La zone euro tient le cap. En novembre, l’activité privée des vingt pays la composant aurait continué de progresser à un rythme sensible, montre une enquête de S & P Global conduite auprès des directeurs d’achats (PMI). L’indice composite, qui regroupe le secteur manufacturier et celui des services, s’est établi à 52,4 points, après 52,5 points en octobre, qui représentait un plus haut depuis deux ans et demi.

De nouveau, l’activité globale a encore été portée par les services, qui ont enregistré en novembre leur plus forte accélération depuis un an et demi. À l’inverse, l’industrie manufacturière n’a progressé qu’à un rythme modeste, signant sa plus faible avancée en neuf mois d’expansion - un niveau comparable à celui observé en mars.

Du point de vue géographique, en Allemagne, l’activité a poursuivi sa progression malgré un essoufflement par rapport à octobre, tandis que la France a frôlé la stagnation, rattrapée in extremis par un rebond des services. Les performances les plus robustes sont toutefois observées dans le reste de la zone euro : hors duo franco-allemand, l’activité a nettement accéléré, atteignant son rythme le plus élevé depuis avril 2023.

Du côté de l’emploi, les effectifs des entreprises privées de la zone euro ont stagné en novembre, après avoir augmenté en octobre. La croissance de l’emploi a ralenti dans le secteur des services, la faible hausse des effectifs ainsi enregistrée dans ce secteur ayant été entièrement contrebalancée par une accélération des suppressions de postes dans l’industrie manufacturière.

"Alors que la faiblesse de l’industrie pèse sur les performances globales de la région, le poids prépondérant du secteur des services dans l’économie devrait permettre à la zone euro d’afficher au quatrième trimestre une croissance plus marquée que celle enregistrée au trimestre précédent", analyse Cyrus de la Rubia, chef économiste à Hamburg Commercial Bank. Pour mémoire, au troisième trimestre, le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro avait progressé de 0,2 %.

"Dans l’ensemble, ces chiffres du PMI sont un signal positif, confirmant la reprise de l’activité dans la zone euro, qui devrait se prolonger jusqu’au début de 2026. Les investissements dans les infrastructures et la défense devraient être les moteurs de cette reprise", anticipe Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions. Pour sa part Ricardo Amaro, économiste chez Oxford Economics, estime que la volatilité de certaines données au plan national et le fait que la récente amélioration des données d’enquêtes ne se retrouve pas encore dans les données "réelles" doivent inciter à rester prudent.

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