Macro-économie / Taux
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France : la croissance serait toujours de la partie cet automne / Tous les secteurs en profitent
"Le maître-mot est résilience". Voilà comment Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l’international à la Banque de France, qualifie l’activité économique hexagonale au regard des remontées du terrain. A l’occasion d’une conférence de presse, l’économiste est revenu sur ce qu’environ 8 500 entreprises - interrogées entre le 26 novembre et le 3 décembre – ont rapporté aux équipes de la Banque centrale.
En novembre, cette nouvelle enquête de conjoncture indique que les chefs d’entreprise dans l’industrie jugent que l’activité a progressé "à un rythme plus élevé qu’anticipé", la croissance restant supérieure à la moyenne de long terme pour le sixième mois consécutif. L’agroalimentaire rebondit grâce à "des ventes d’octobre décalées sur les boissons", explique la Banque de France, et les produits laitiers, tandis que l’automobile redémarre avec "la résorption des difficultés d’approvisionnement ". Les secteurs informatiques-électroniques-optiques demeurent dynamiques, portés "par les ventes aux secteurs de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire".
Les services marchands évoluent comme prévu, "à un rythme moins soutenu qu’en octobre". La location-réparation automobile se renforce, soutenue par "l’allongement de la durée de vie des véhicules", tandis que l’édition, certains services aux entreprises et la restauration restent bien orientés. En revanche, les loisirs, l’hébergement et les services à la personne reculent. Du côté du bâtiment, le second œuvre demeure dynamique, porté par "les travaux de rénovation et d’isolation thermique". Le gros œuvre bénéficie de la bonne tenue de "la construction de bâtiments industriels" - notamment pour des clients des secteurs datacenters, énergie ou défense - ainsi que de "la reprise" des ventes de maisons individuelles.
Pour décembre, "l’activité industrielle progresserait à nouveau", mais "à un rythme plus modéré qu’en novembre". Le rebond serait marqué dans "les produits en caoutchouc et la pharmacie", tandis que les machines, équipements et l’aéronautique "se renforceraient". Les produits informatiques-électroniques-optiques resteraient "bien orientés". En revanche, "l’automobile", qui avait redémarré en novembre, "est attendue en recul" en raison de fermetures pour congés plus longues que l’an dernier.
Dans les services marchands, l’activité "évoluerait globalement peu", malgré une forte hétérogénéité. L’hébergement et l’édition "repartiraient à la hausse". Dans les services aux entreprises - services d’information, activités juridiques et comptables, ingénierie - l’activité "continuerait de croître à un rythme assez soutenu", à l’exception de la programmation-conseil, prévue "à la baisse". Après deux mois de rebond, l’activité "s’inscrirait en recul dans le gros œuvre", notamment en raison "d’un arrêt des chantiers pour congés de fin d’année plus longs que l’an dernier". Le second œuvre resterait toutefois "légèrement en hausse".
"Sur la base des informations de notre enquête mensuelle de conjoncture, complétées par d’autres données disponibles (indices de production dans l’industrie, enquêtes de l’Insee, ainsi que données à haute fréquence), nous estimons que le PIB progresserait au quatrième trimestre de l’ordre de 0,2 %", a déclaré Olivier Garnier. Pour mémoire, le Produit intérieur brut (PIB) avait crû de 0,2 % au troisième trimestre. La Banque de France fera connaître sa nouvelle prévision de croissance pour 2025, ainsi qu’à horizon 2028, le 19 décembre.
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