Publications, Résultats
Publications, Résultats
L’horizon de Figeac Aéro est bien dégagé / Un carnet de commandes qui profite de celui des grands avionneurs
Figeac Aéro a ses objectifs annuels bien en ligne de mire. L’équipementier aéronautique a publié les résultats semestriels de son exercice décalé 2025/2026 (clos fin mars) lui ayant permis de confirmer l’ensemble de ses prévisions : un chiffre d’affaires compris entre 470 et 490 millions d’euros, un Ebitda courant entre 77 et 83 millions d’euros, des free cash flows compris dans une fourchette de 35 à 40 millions d’euros, ainsi qu’un levier financier ramené autour de trois fois. "Après avoir retrouvé à l’occasion du dernier exercice les niveaux d’activité et une situation financière nettement plus solide par rapport à l’avant-crise, Figeac Aéro poursuit sur sa lancée, avec un 17ème et 18ème trimestre consécutifs de croissance du chiffre d’affaires, l’amélioration de sa rentabilité et la poursuite de son désendettement ", a souligné le président-directeur général de l’entreprise, Jean-Claude Maillard, à l’occasion de l’annonce.
Certes, l’activité devrait être plus soutenue au second semestre, estime le groupe. Mais sur les six premiers mois de son exercice, l'entreprise implantée à Figeac (Lot) a tout de même enregistré un chiffre d’affaires de 215,3 millions d’euros, correspondant à une croissance organique de 9,6 %, contre 200 millions d’euros un an auparavant. La conséquence d’une activité au beau fixe, avec une progression significative de la quasi-totalité des programmes Airbus et du moteur LEAP, explique le groupe, profitant du redressement des volumes du 1B équipant les 737 de Boeing.
La rentabilité suit la tendance
Son Ebitda courant s’inscrit de son côté en hausse de 18,6 %, pour atteindre 30,6 millions d’euros, grâce à la hausse de son chiffre d’affaires, mais aussi du fait de la renégociation de contrats et d'un progrès poursuivi sur ses activités au Mexique. Sous l’effet de charges comptables, le résultat financier a toutefois été orienté à la baisse, pesant ainsi sur l’évolution de son résultat net, qui ressort en perte de 17,4 millions d’euros.
"Sans surprise, le (free cash flow) ajusté recule de 28,8 millions d’euros à 7,1 millions d’euros en raison d’un stockage pour faire face à l’accélération des livraisons attendue au deuxième semestre, en particulier sur l’A320 et l’A350", commente de son côté le cabinet Oddo BHF. L’entreprise indique néanmoins qu’il reste en ligne avec l’objectif annuel, compte tenu d’un second semestre en accélération, des déstockages et optimisations de stocks ainsi que d’une meilleure maîtrise des investissements, tous attendus sur la période. "Au 30 septembre 2025, la dette nette ressort quasiment stable à 274,0 millions d'euros (contre 275,5 millions d'euros au 30 septembre 2024, et 266,6 millions d'euros au 31 mars 2025), tandis que l’endettement du groupe, exprimé sous la forme du ratio de levier financier, poursuit sa baisse à 3,7 (contre 4,6 au 30 septembre 2024 et 3,8 au 31 mars 2025)", ajoute Figeac Aéro.
Des commandes au rendez-vous
Et puis, se félicite Figeac Aéro, les dynamiques de ses différents marchés s’annoncent prometteuses. Sur les dix premiers mois de 2025, le trafic aérien a bien poursuivi sa croissance, tant du côté des passagers (+ 5,3 %) que sur le fret (+ 3,3 %). Sur la même période, la demande de nouveaux appareils commerciaux civils par les compagnies aériennes et les loueurs est restée soutenue, avec un total de 1 600 appareils (625 commandes nettes fermes pour des appareils civils chez Airbus, 782 chez Boeing et 193 pour le fabricant brésilien Embraer pour ses E-jets).
Le salon aéronautique de Dubaï, qui s’est tenu au mois de novembre, a permis de confirmer cette tendance. "Les livraisons des trois avionneurs se sont élevées depuis le début de l’année à 1 106 appareils civils – 585 pour Airbus, 475 pour Boeing, et 46 pour Embraer – soit 24 % de plus par rapport à la période comparable, et un niveau bien inférieur aux prises de commandes nettes", explique Figeac Aéro. En conséquence de quoi, le carnet de commandes du groupe depuis le début de l’année s’élève à 15 655 appareils commerciaux civils, "représentant une visibilité sans précédent".
Une exposition militaire
D’un autre côté, dans le segment militaire, les tensions relatives au contexte géopolitique mondial ont continué de porter la demande dans de nombreux pays. Dans ce cadre, la demande pour le Rafale (le premier programme militaire auquel le groupe est exposé) est susceptible d’augmenter de manière significative, estime Figeac Aéro.
De quoi rester concentré sur le déploiement du plan stratégique de l’entreprise, Pilot 28, lancé en janvier 2024 et sur lequel des avancées significatives ont été réalisées, avance-t-elle. Par exemple, au 30 septembre 2025, la moitié de l’objectif de 80 millions à 100 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel issu de nouveaux contrats a été sécurisé grâce à 50 millions d’euros tirés de contrats conclus avec Boeing, Bombardier et plusieurs divisions du groupe Safran, entre autres. Compte tenu de ces éléments, au-delà de la confirmation de ses objectifs annuels, le groupe reste aussi confiant quant à l’atteinte de ceux prévus à l’horizon mars 2028, soit un chiffre d’affaires dépassant les 600 millions d’euros ainsi qu’un faible endettement, avec un levier financier inférieur à deux fois.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

