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Export : la face cachée du développement à l’international / Recouvrer ses créances reste un défi, notamment depuis les nouveaux hubs commerciaux
Alors que la majorité des entreprises françaises misent sur l’international pour soutenir leur croissance - et échapper à la morosité de l’économie hexagonale - certaines destinations doivent être abordées avec prudence. La dernière étude d’Allianz Trade met en lumière un niveau de complexité du recouvrement à l’échelle mondiale jugé « élevé », avec un score de 47,2 sur 100.
« Nous estimons que 48 % des créances commerciales internationales se trouvent dans des pays où la complexité du recouvrement est « très forte » (22 %) ou « sévère » (26 %). Par rapport à 2022, cela représente une augmentation limitée (+ 1 point de pourcentage), mais une hausse significative en valeur absolue, qui atteint 1 100 milliards de dollars, en raison de l’expansion du commerce mondial. Les procédures de défaillances continuent de représenter la majeure partie de la complexité du recouvrement dans toutes les régions. Les pratiques de paiement locales se distinguent notamment comme le principal facteur de complexité du recouvrement au Moyen-Orient, tandis que les complexités liées aux tribunaux sont moins fréquentes en Europe occidentale qu’au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Ces facteurs structurels expliquent pourquoi le recouvrement international de créances reste un processus difficile dans le monde entier », commente Fabrice Desnos, Membre du Comité Exécutif Groupe en charge de Credit Intelligence, Reinsurance et Surety chez Allianz Trade.
L’Arabie saoudite, les Emirats et le Mexique parmi les marchés les plus complexes
Dans ce contexte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis - pourtant considérés comme de nouveaux hubs commerciaux - ainsi que le Mexique, figurent parmi les marchés les plus complexes en matière de recouvrement de créances. À l’inverse, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal apparaissent comme les destinations les plus favorables pour le recouvrement international.
« Le recouvrement international de créances est presque trois fois plus complexe en Arabie saoudite qu’en Allemagne… mais cette dernière n’est pas sans complexités en matière de recouvrement international. Dans ce contexte, l’écart entre les économies avancées et les marchés émergents s’est progressivement réduit au fil du temps, notamment en Asie, mais il subsiste. La plupart des économies avancées présentent un niveau « notable » de complexité en matière de recouvrement. En moyenne, le Moyen-Orient et l’Afrique sont les deux régions les plus complexes », précise Pascal Personne, Head of Group Claims and Collections chez Allianz Trade.
Pour autant, l’exposition des exportateurs français à cette complexité demeure globalement modérée. Parmi les 18 principaux partenaires commerciaux de la France, cinq pays concentrent à eux seuls près de la moitié des exportations : l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie et la Belgique. En outre, dix pays affichent la note de complexité la plus faible, qualifiée de « notable ». Un seul pays obtient une note « grave » : la Chine. Le recouvrement des créances s’avère également plus délicat en Slovaquie et en Inde.
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