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Aurélien de Meaux intègre le board de ChargeUp Europe / L’agenda de la filière électrique s’annonce rempli

Les membres de l’association représentant la filière électrique auprès des pouvoirs publics européens ont élu de nouveaux membres au sein de leur conseil d’administration, dont le co-fondateur et dirigeant de la pépite française de la recharge électrique ultra-rapide. Nul doute que les sujets d’intérêt à défendre ne manqueront pas dans les mois à venir, alors même que leurs activités sont au coeur d’arbitrages réglementaires européens.
Aurélien de Meaux. Crédits : Electra
Aurélien de Meaux. Crédits : Electra

Le conseil d’administration de ChargeUp Europe accueille de nouveaux membres. L’association représentant les acteurs de la filière électrique auprès des pouvoirs publics européens a procédé jeudi à l’élection de nouveaux membres, parmi lesquels figure Aurélien de Meaux, le co-fondateur et directeur général d’Electra, la pépite française de la recharge électrique ultra-rapide. La scale-up, qui a récemment dépassé le cap du milliard d’euros de financement depuis sa création et soutenue par des investisseurs de taille (comme le fonds de pension néerlandais PGGM, Eurazeo, Bpifrance ou bien SNCF) fait en effet partie de la trentaine d’entreprises qui la composent, aux côtés des Français Edenred, Driveco, Engie Vianeo ou TotalÉnergies, d’autres poids lourds européens (Atlante, Ionity, Fastned…) ou encore Tesla.

"Comptez sur moi pour pousser l’électrification", a réagi Aurélien de Meaux sur ses réseaux sociaux à la suite de l’annonce. Pour celui qui préside d’ores et déjà Charge France, l’homologue tricolore de l’association européenne, son mandat de membre du board de ChargeUp Europe sera mis au service de la défense de trois axes prioritaires : faire en sorte de maintenir le signal sur 2035, travailler sur l’électrification des flottes professionnelles – "un levier extrêmement efficace, comme cela a été prouvé dans de nombreux pays", a-t-il indiqué – et travailler sur l’attractivité des véhicules électriques, afin que la transition ne soit pas vécue comme une contrainte.

 

Contexte délicat

 

Il est vrai que la filière électrique a essuyé un revers, en décembre, lors de la présentation du "paquet automobile" de la Commission européenne. Bruxelles avait alors en effet alors proposé d’accorder plusieurs mesures de flexibilités aux constructeurs automobiles, faisant face à un nœud de difficultés et qui militaient depuis un certain temps en ce sens. Au cœur des annonces : plutôt que d’attendre d’eux qu’ils réduisent de 100 % leurs émissions de CO2 provenant des ventes de voitures neuves à l’horizon 2035, une cible de 90 % devrait maintenant être visée. Ce qui revient donc à modifier le passage prévu au 100 % électrique à cette échéance, en ouvrant la porte à d’autres technologies.

Sous la houlette d’Aurélien de Meaux, Charge France avait tenté d’apporter des contre-arguments en amont, alors que les tractations à ce propos battaient leur plein. Une manière de faire savoir, chiffres à l’appui, que les véhicules hybrides rechargeables par exemple, n’étaient pas une solution assez écologiquement vertueuse pour être inscrite dans les mesures de flexibilité, de faire entendre leur avis quant à la neutralité technologique qui occupait une place centrale dans les débats, ou d’avancer des raisons de souveraineté énergétique au maintien de ces objectifs à l’horizon 2035.

Parmi les premières propositions de la Commission, d’autres ont néanmoins représenté de meilleures nouvelles pour la filière électrique, bien qu’ayant été quelque peu éclipsées par le retentissement autour du sujet des moteurs thermiques. Comme celle d’objectifs d’électrification des flottes de véhicules électriques par pays, pour les entreprises de plus de 250 salariés et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Des cibles ont été fixées en fonction des États membres, tandis que les autorités nationales pourront choisir les mesures adaptées pour les atteindre. Pour mémoire, la France dispose néanmoins déjà de ses propres dispositifs législatifs sur le sujet.

 

Une transition qui reste en marche

 

Le levier reste de taille pour accélérer les ventes de véhicules électriques, puisque les flottes d’entreprises représentent 60 % des nouvelles immatriculations de voitures et 90 % pour les camionnettes, selon Bruxelles. Un point sur lequel ChargeUp Europe devrait donc faire valoir ses arguments. D’autant que certains freins à l’adoption de la mobilité électrique ayant pu être pointés du doigt, comme la disponibilité d’infrastructures de recharge, semblent s’estomper. Selon l’association, le territoire de l’Union européenne est désormais maillé de 9 millions de points de charge privés, et 1 million côté public.

D’après les dernières données de l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA), les véhicules électriques à batteries avaient en tout cas atteint 17,4 % des parts de marché dans l’Union européenne à fin 2025, contre 13,6 % un an auparavant. Une progression ayant été soutenue dans les quatre plus grands marchés de l’UE, qui regroupent plus de 60 % des nouvelles immatriculations électriques : l’Allemagne (+ 43,2 %), les Pays-Bas (+ 18,1 %), la Belgique (+ 12,6 %) et la France (+ 12,5 %).

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