Droit des sociétés / Latham & Watkins / Benjamin de Blégiers
Droit des sociétés
Latham & Watkins / Benjamin de Blégiers
Benjamin de Blegiers quitte Clifford Chance /
Latham & Watkins signe un vrai (et grand) recrutement stratégique à Paris
Un mercato de taille au sein des cabinets d’avocats d’affaires. Il y a quelques jours, le bureau de Paris de Latham & Watkins annonçait l’arrivée prochaine de l’une des meilleures équipes de la capitale en private equity dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.
Départ groupé
Benjamin de Blegiers, jusqu’alors associé au sein de Clifford Chance, a en effet décidé de rejoindre la firme américaine. Il sera accompagné de Daniel Zerbib, associé en finance, de Gauthier Martin, associé en droit public et réglementaire, et d’Alexandre Namoun, avocat en private equity et M & A. Une arrivée en équipe, pensée pour offrir une couverture complète des opérations dans ces secteurs stratégiques.
« Nous sommes ravis d’accueillir cette équipe exceptionnelle au sein du cabinet […] pour renforcer nos capacités. L’arrivée de ce groupe remarquable ajoute une formidable expertise à notre plateforme. Grâce à leur ambition, leur engagement envers l’excellence et leur expertise reconnue sur le marché, ils seront d’un immense soutien pour nos clients et s’inscriront parfaitement dans nos plans de croissance stratégique en Europe et dans le monde », s’est félicité Rich Trobman, chair et managing partner de Latham & Watkins. Thomas Margenet-Baudry, office managing partner de Latham & Watkins à Paris, abonde : « leur décision de rejoindre Latham témoigne de la stratégie de croissance à long terme du cabinet et de nos nombreuses réussites à Paris et en Europe, où nous avons établi une position dominante. Alors que nous célébrons cette année notre 25e anniversaire en France, leur arrivée marque une nouvelle étape majeure dans le développement et le succès continu du cabinet à Paris ».
Les plus grands fonds lui font confiance
En France, Latham & Watkins s’est de fait imposé comme un acteur de premier plan grâce à une offre intégrée en private capital couvrant le private equity, le M&A, le leveraged finance, les marchés de capitaux et les restructurations, soutenue par des expertises reconnues en fiscalité, concurrence et contentieux. « Le cabinet bénéficie d’une véritable force de frappe. Il a cette particularité d’être très structuré avec une plateforme intégrée, ce qui coche toutes les cases pour conseiller et accompagner au mieux nos clients. À cela s’ajoutent le dynamisme et l’esprit entrepreneurial du cabinet qui correspondent en tout point à ma façon d’exercer ce métier. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, mes associés et moi, de rejoindre Latham & Watkins. La dimension d’équipe était très importante pour moi. Nous couvrirons ainsi toute la chaîne de valeur du secteur des infrastructures et de l’énergie, à savoir les trois piliers que sont le M&A, le financement et le droit public », explique Benjamin de Blegiers à WanSquare.
Mais si Latham & Watkins jouit déjà d’une réputation solide sur la place de Paris, l’équipe de Benjamin de Blegiers, qui conseille notamment Ardian, Brookfield ou EQT, bénéficie, elle aussi, d’une reconnaissance établie. Son track record en matière d’opérations de premier plan et de dossiers réglementaires complexes dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures - mais aussi dans la défense, les télécommunications et les transports - en témoigne. Dans l’univers du capital-investissement, les actifs liés aux infrastructures et à l’énergie figurent aujourd’hui parmi les plus dynamiques et stratégiques.
Un parcours exceptionnel chez Clifford Chance
Pour Benjamin de Blegiers, ce mouvement marque toutefois la fin d’un cycle de vingt ans chez Clifford Chance. Il y a débuté en 2004 comme juriste, avant de prêter serment deux ans plus tard et de rejoindre la maison mère londonienne pendant huit mois. Spécialiste du financement de projets, il accompagne d’abord la vague de grands développements d’infrastructures des années 2000 (ponts, stades, autoroutes, hôpitaux, lignes à grande vitesse), avant de se tourner progressivement vers le private equity dans les infrastructures et l’énergie. « J’ai suivi l’évolution des besoins de mes clients, passés du développement de projets au capital-investissement », constate-t-il.
Nommé associé en 2015 à seulement 34 ans, il prendra six ans plus tard la direction mondiale de la pratique infrastructures et énergie du cabinet britannique.
Son parcours l’a conduit à intervenir sur des opérations emblématiques ces dernières années : la fusion entre Veolia et Suez, ou encore l’acquisition de Neoen par Brookfield pour 6,1 milliards d’euros. Il avait également participé, en début de carrière, au chantier du Viaduc de Millau. « Les infrastructures sont des actifs visibles, concrets, essentiels à la vie quotidienne. J’aime cette dimension tangible de mon activité. Ma pratique, c’est aussi servir l’intérêt général et contribuer aux enjeux de souveraineté », conclut-il.
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