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Figeac Aéro tire parti de son exposition croissante au programme Rafale / Un nouvel accord avec Safran Aircraft Engines qui fait mouche
La visite d’Emmanuel Macron en Inde, qui devrait permettre d’officialiser une commande de 114 Rafale, profitera sûrement à un certain nombre d’entreprises françaises. L’équipementier aéronautique Figeac Aéro, a d’ailleurs flambé ce mardi de plus de 12 % à la Bourse de Paris après avoir annoncé le renforcement de son exposition à ce programme. Safran Aircraft Engines a en effet choisi la société, installée dans la région toulousaine, pour développer les capacités de production d’une pièce du moteur M88, équipant l’avion de combat produit par Dassault Aviation.
Un nouvel accord s’inscrivant dans la lignée du dernier développement sur le turboréacteur militaire annoncé en mai dernier et qui permettra de mettre les usines françaises du groupe à contribution – le principal site étant situé à Figeac. « Le M88 et le Rafale sont des programmes stratégiques pour le renforcement des capacités européennes de défense. Figeac Aéro est fier d’y participer activement en apportant savoir-faire et capacités industrielles, en particulier dans le contexte d’une cadence de 5 Rafale par mois à l’étude, soit un quasi-doublement par rapport aux cadences actuelles », s’est félicité Thomas Girard, le directeur général adjoint du groupe présidé par Jean-Claude Maillard.
En publiant il y a dix jours son chiffre d’affaires des neuf premiers mois de son exercice décalé, le groupe tirait en tout cas un bilan particulièrement positif pour le secteur aéronautique et défense à l’issue de l’année 2025, marqué par une demande toujours solide et la normalisation progressive de la performance des chaînes d’approvisionnement, permettant ainsi l’accélération des cadences, dont il est dépendant.
Son chiffre d’affaires avait en effet bondi de 17,8 % sur un an, au titre de son troisième trimestre, pour un total de 121,1 millions d’euros de revenus générés entre octobre et décembre. Les deux divisions du groupe avaient contribué à ce résultat, tant du côté de celle d’aérostructures et d’aéromoteurs (en progression de 17,8 %), à 111,2 millions d’euros, que du côté des activités défense et énergie. Plus marginales dans le total du chiffre d’affaires (9,9 millions d’euros), elles avaient en tout cas progressé de 17,3 % au titre de la période. « Du côté des activités militaires, le contexte géopolitique est plus que jamais déterminant dans la prise de conscience de nombreux pays et régions qu’un renforcement des capacités de défense est nécessaire, ce qui devrait se traduire à court terme par une plus forte activité. À titre d’exemple, le plus important programme militaire du Groupe, le Rafale, a vu ses livraisons augmenter en 2025 à 26 unités (contre 21 en 2024). Le carnet de commandes de 220 unités, le potentiel de nouvelles commandes et les derniers investissements dans les capacités de production permettent de viser une forte accélération des cadences de production à quatre Rafale par mois dans les trois prochaines années », prédisait l’entreprise au début du mois.
Toujours engagé dans son plan stratégique à l’horizon 2028, le groupe estime en tout cas que l’accord du jour lui permettra de continuer à avancer vers son objectif d’enregistrer, à son terme, un volume annuel de nouvelles affaires compris entre 80 et 100 millions d’euros. Les premières livraisons sont attendues pour l’exercice 2026/2027 et l’entreprise n’anticipe pas de besoins majeurs en termes d’investissements, au regard de ses capacités existantes.
Et compte tenu de discussions avancées menées avec le groupe Safran, et d’autres acteurs majeurs dans les domaines civils et militaires, cette cible reste donc bien de mise, indique le groupe.
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