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ménages; 2025; 2024

Macro-économie / Taux / endettement / France / Banque de France

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Le nombre de dossiers de surendettement progresse dangereusement dans l’Hexagone / Une dynamique entamée en 2023

Quelques 148 013 dossiers de surendettement ont été déposés en 2025 dans l’Hexagone, en hausse de 9,8 % sur un an, ce qui est un indicateur clair que les ménages français les plus modestes connaissent une passe pour le moins difficile sur le plan financier. L’endettement total des ménages surendettés reste du même ordre de grandeur (+ 11,1 %) pour atteindre un total de quelque 5 milliards d’euros.
Surendettement. Photo par FRED DUFOUR / AFP
Surendettement. Photo par FRED DUFOUR / AFP

Un phénomène pour le moins inquiétant. La conjoncture du surendettement en France est loin d’être au beau fixe, quelque 13 210 dossiers de plus qu’en 2024 ayant été déposés l’an passé devant les différentes commissions départementales. Les causes de ce mal demeurent quant à elles peu ou prou les mêmes, à savoir que 44 % sont du ressort des dettes de consommation, 13,4 % concernant les charges courantes et enfin 25,7 % provenant des dettes immobilières.

Une situation qui préoccupe au plus haut point François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, lequel explique en marge de la publication des chiffres pour 2025 que « la hausse des dépôts de dossiers de surendettement appelle une mobilisation poursuivie de la Banque de France en faveur des ménages modestes. Cette mobilisation s’appuie sur la solidité du cadre français de prévention et de traitement du surendettement, qui permet d’apporter des solutions rapides et adaptées à ceux qui en ont besoin ». Pour l’heure, les délais de traitement sont tenus par les différentes commissions, celles-ci mettant à date « un peu plus d’un mois pour statuer sur la recevabilité d’un dossier et environ quatre mois pour proposer une solution ».

 

Vague

 

La bonne nouvelle demeure que la dynamique de long terme est clairement positive. Malgré cette résurgence depuis 2023, on est encore loin des niveaux d’il y a 10 ans. Les 148 013 dossiers déposés l’an passé sont inférieurs de 32 % à ceux qui l’avaient été en 2015. La mauvaise nouvelle est le profil particulièrement vulnérable des ménages en situation de surendettement, ces derniers étant actuellement 62 % à vivre sous le seuil de pauvreté, là où c’est 15 % de l’ensemble de la population qui est dans cette situation.

Face à ce constat que « les accidents de vie (perte d’emploi, séparation, problèmes de santé) constituent le principal facteur de bascule, loin devant les difficultés de gestion budgétaire », la Banque de France ne reste pas les bras croisés et annonce adhérer au programme Services Publics +. Ce dernier vise à rendre les services qu’elle propose aux usagers à la fois plus simples, plus proches d’eux et également plus efficaces. L’an passé ce sont déjà 2,1 millions de personnes qui ont été accompagnées par ses soins sur des questions d’inclusion financière.

 

Fragilité

 

Les profils les plus exposés ont également été dévoilés et sans surprise on y retrouve malheureusement des personnes seules, des familles monoparentales, ou encore des femmes. L’une des évolutions les plus inquiétantes et la progression continue de la part des 18 à 29 ans, laquelle est désormais de 12 %. Des statistiques au niveau national qui témoignent mal de la disparité territoriale existante, le taux moyen de 267 dépôts pour 100 000 habitants cachant une forte hétérogénéité. La Banque de France explique que des niveaux plus élevés sont constatés dans plusieurs départements.

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