Macro-économie / Taux / HSBC
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HSBC
L’Europe continentale intéresse toujours autant les décideurs / Ils la voient prendre un rôle accru dans un monde en plein changement
L’Europe n’a pas dit son dernier mot. Elle demeure essentielle aux yeux des entreprises et investisseurs qui ne semblent pas s’en détourner au profit d’autres destinations, bien au contraire. Cherchant à mettre à profit une mondialisation en pleine reconfiguration, les quelque 3 000 répondants à l’étude d’HSBC - intitulé New Networks of Capital : The World Rewired – sont nombreux à discerner des opportunités dans l’environnement actuel. La forte volatilité des derniers mois et années finit quant à elle par être perçue comme une caractéristique de l’économie mondiale – 95 % des participants partageant ce constat.
Cette nouvelle donne change évidemment la façon dont se comportent les décideurs, HSBC relatant que « 73 % des répondants français ont recalibré leur approche d’allocation de capital en réaction à l’augmentation de la volatilité, contre 88 % au niveau mondial ». Parmi les choix forts posés, on retrouve un fort attrait pour les actifs mobilisables à court terme, avec 42 % des entreprises françaises détenant davantage de liquidités qu’il y a trois ans et 66 % des firmes en moyenne mondiale faisant de même. Pas de quoi freiner leurs ambitions de croissance internationale, 88 % des acteurs tricolores interrogés déclarent en percevoir – 94 % en moyenne mondiale.
Faire sa place
La reconfiguration des chaînes de valeurs est aperçue avec appétit par de nombreux décideurs, ces derniers sont près de 87 % en France à prévoir « d’augmenter le volume de leurs échanges transfrontaliers ou de leurs investissements (contre 93 % au niveau mondial) ». Des flux voués à devenir plus régionaux aux yeux de 79 % des répondants hexagonaux – contre 91 % en moyenne mondiale. Des ambitions d’expansion qui s’accompagnent d’un grand soin apporté à la sélection des bonnes opportunités. Près de 40 % des répondants français expliquent que l’accès à la technologie et aux infrastructures est devenu un moteur principal de leur stratégie internationale des trois prochaines années.
Infrastructures
Un constat qui est tout particulièrement valable pour l’intelligence artificielle, celle-ci étant essentielle au sein des stratégies déployées et ce au même titre que la technologie. Ce sont près de « 37 % des répondants français [qui] déclarent qu’une infrastructure solide en IA et en données, ainsi que des coûts de l’énergie attractifs, les conduiraient probablement à augmenter leur exposition à ce marché (contre 51 % en moyenne mondiale) ». Une donnée que semblent avoir intégrée nombre de gouvernements, dont celui français, lesquels cherchent à proposer un prix de l’énergie compétitif sur leur territoire et à proposer une stabilité dans le temps aux acteurs privés.
Les investisseurs institutionnels tricolores sont également de la partie et près de 48 % d’entre eux mettent en avant « l’augmentation de l’exposition aux thématiques IA et technologie comme leur stratégie la plus courante pour positionner les portefeuilles de leurs clients en 2026 ». Ce qui constitue le principal axe de repositionnement pour les portefeuilles. L’enthousiasme est également de mise pour l’ensemble des répondants sur la question des monnaies digitales et des actifs digitaux, pas moins de 81 % des participants français – 90 % en moyenne mondiale – considèrent que la digitalisation et la tokenisation des actifs « vont transformer en profondeur les marchés de capitaux ».
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