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L’assurtech Seyna signe une année d’amélioration de ses ratios clés / Tout en ayant accéléré sa croissance

L’assurtech française, qui compte notamment White Star Capital, Elaia ou 115K parmi ses investisseurs, a dépassé ses objectifs de croissance annuelle en 2025, notamment grâce à sa verticale de santé, tout en peaufinant sa trajectoire. L’année écoulée lui aura aussi permis de poursuivre son internationalisation.
photo by stephane mouchmouche _ hans lucas via afp
photo by stephane mouchmouche _ hans lucas via afp

Seyna prend de l’avance sur son plan de développement. L’assurtech française, qui propose aux courtiers de créer des produits sur-mesure (distribués par la suite en marque blanche) et d’en assurer le suivi a dépassé en 2025 la barre des 100 millions d’euros de primes émises : elles ont atteint 142 millions d’euros, ceci correspondant à une croissance de 57 %. « Notre ambition était de générer 124 millions d’euros de primes, nous avons donc dépassé notre objectif de 15 % », souligne Stephen Leguillon, directeur général de Seyna, auprès de WanSquare. Le ratio de solvabilité est ressorti à 247 % à la fin de l’année dernière, contre 205 % en 2024. Une solidité bilantielle reflétant sa capacité à absorber sa croissance, se félicite l’entreprise.

La trajectoire d’accélération se reflète aussi dans la profondeur du portefeuille de l’entreprise, qui compte notamment White Star Capital, Elaia ou 115K, le fonds de capital-risque de La Banque Postale, parmi ses investisseurs. Elle compte désormais 97 portefeuilles à être actifs, répartis sur ses sept verticales d’activité, comme la santé individuelle, les loyers impayés, la santé animale ou l’affinitaire, entre autres. La santé aura, par ailleurs, tout particulièrement tiré son épingle du jeu l’année dernière, avec 51 millions d’euros de primes émises (en croissance de 118 %). Elle est ainsi la première verticale en volume de l’entreprise, avec une marge de 9 % après paiement des sinistres et charges de distribution et de gestion, trois ans après la commercialisation des premiers produits. En tout, l'entreprise a accompagné le lancement de 30 nouveaux produits l'année dernière.

 

Retombée des investissements

 

Le modèle d’assureur de Seyna, agréé par l’ACPR, repose sur la délégation de la distribution et de la gestion. Le succès de ce dernier est donc relatif à deux ratios, explique l’entreprise, qui ont été améliorés l’année dernière. D’abord, le ratio comparant la somme des sinistres et des commissions aux primes, qui s’est fixé à 92 % en 2025 dans l’ensemble, contre 100 % en 2024, soit une amélioration de 8 points sur un an. « C’est l’un des ratios les plus importants dans notre modèle, puisqu’il permet de mesurer ce qu’il nous reste une fois que nous avons payé les sinistres et les commissions de distribution auprès des courtiers », rappelle Stephen Leguillon. Viennent ensuite les frais de suivi des portefeuilles, pour un ratio s’étant établi à 1,33 % des primes l’année dernière, contre 1,55 % en 2024.

« C’est la concrétisation, dans nos chiffres, de nos investissements en technologie qui nous permettent d’assurer plus finement le suivi de nos produits, d’itérer sur ces derniers, de trouver des segments rentables et de réduire la fraude », poursuit le dirigeant. Des investissements technologiques qui constituaient, pour mémoire, l’un des axes sur lesquels Seyna comptait continuer d’accélérer après sa dernière levée de fonds de 10 millions d’euros, en septembre dernier. L’objectif était aussi de pouvoir continuer à absorber la croissance de la demande, sans compromettre la solvabilité.

 

Part doublée

 

En parallèle, l’année 2025 aura aussi permis à Seyna de poursuivre son internationalisation, à laquelle l’entreprise procède en accompagnant les clients qui souhaitent s’étendre dans d’autres pays. Déjà présente en France, en Allemagne, en Espagne et en Pologne, elle s’est aussi installée en Belgique et aux Pays-Bas l’an passé. « L’international représente désormais un peu plus de 10 % de notre chiffre d’affaires, soit une part doublée sur un an », précise le dirigeant.

Pour l’année à venir, Seyna – qui travaille entre autres avec Dalma, Marsh, Garantme, Verspieren, ou WTW, utilisant ses solutions pour protéger quelque 2 millions d’assurés – entend continuer d’investir sur sa plateforme, notamment en poursuivant le déploiement de l’intelligence artificielle. L’ouverture d’une nouvelle verticale est aussi attendue sur la deuxième moitié de l'année.

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