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Publications, Résultats / Equans / Bouygues

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Equans / Bouygues

Chez Bouygues, Equans continue de jouer un rôle clé dans les performances opérationnelles / La visibilité est de mise dans les activités de construction

Le conglomérat a enregistré un résultat opérationnel courant de ses activités, au premier trimestre, nettement supérieur aux attentes des analystes. Sa progression a été portée principalement par Equans, dont les bonnes perspectives en la matière compenseront les vents contraires anticipés chez TF1 et Bouygues Telecom sur l’année. La division construction profite quant à elle d’une visibilité solide, renforcée par le gain d’un contrat d’envergure en Suède annoncé en marge de la publication.
Bouygues. Photographie de Riccardo Milani / Hans Lucas (Photo de Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Bouygues. Photographie de Riccardo Milani / Hans Lucas (Photo de Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le premier trimestre n’est, chez Bouygues, traditionnellement pas représentatif de son exercice, au regard de la saisonnalité de ses activités - notamment celles de Colas. Au cœur d’un environnement macroéconomique et géopolitique particulièrement volatil, il n’empêche que sa première publication de 2026 lui aura permis de faire état de résultats de bonne facture. « Nos fondamentaux financiers et opérationnels se révèlent solides », a souligné Stéphane Stoll, directeur général adjoint et directeur financier du groupe, à l’occasion de la conférence de présentation.

 

La rentabilité s’apprécie

 

Si le chiffre d’affaires a reculé de 1,7 % à taux de change constants, à 12,2 milliards d’euros, le résultat opérationnel courant des activités (ROCA) du groupe a, en revanche, atteint 77 millions d’euros, en progression de 8 millions d’euros sur un an. Il ressort ainsi 17 % au-dessus du consensus des analystes. La marge des activités se fixe à 0,6 %, en hausse de 0,1 point. Le résultat net, part du groupe (à – 94 millions d’euros) a été amélioré de 62 millions d’euros sur un an, ceci incluant un impact de 25 millions d’euros lié à la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France, dont le groupe dirigé par Olivier Roussat s’acquitte pour la deuxième année consécutive. L’endettement financier a quant à lui été réduit de 2 milliards d’euros sur un an, pour atterrir à 5,1 milliards d’euros.

Au premier trimestre, la hausse du ROCA a été principalement portée par les performances d’Equans, explique Bouygues. Il y a en effet atteint 205 millions d’euros sur le premier trimestre, en hausse de près de 30 millions d’euros sur un an. Sa marge a quant à elle été portée à 4,8 % : ceci traduit une progression de près d’un point sur un an. Le retrait du chiffre d’affaires, de 6 % (à 4,3 milliards d’euros), s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : une stratégie de sélectivité sur les contrats, le renoncement à certaines activités non stratégiques, ou bien le démarrage plus lent que prévu d’activités de niche, a détaillé Stéphane Stoll. La dynamique commerciale est toutefois restée au rendez-vous, alors que le carnet de commandes d’Equans s’établit à 26,1 milliards d’euros à fin mars, en hausse de 1 % à taux de change constants, tandis que la marge sous-jacente de la prise de commandes continue de s’améliorer graduellement. Cinq milliards d’euros de commandes ont été enregistrés au premier trimestre de 2026.

 

Mécaniques de compensation

 

S’agissant de la division « construction » - regroupant désormais, pour mémoire, Bouygues Construction, Bouygues Immobilier et Colas -, elle s’appuie elle aussi sur un carnet de commandes toujours solide (en dépit d’une base de comparaison élevée) à 32,2 milliards d’euros. En recul de 3 % sur un an à change constants, hors cessions et acquisitions principales, il ressort toutefois en progression de 16 % par rapport à la fin du mois de mars de 2022, précise Bouygues. En marge de sa publication, le groupe annonçait par ailleurs avoir remporté, en tant que participant au groupement Feronord (composé de Infrakraft, Bouygues Travaux Publics et Colas) un contrat de taille pour un projet ferroviaire en Suède. Fin mars, le contrat portant sur la première phase a été signé, pour un montant de 50 millions d’euros. La phase de réalisation, qui pourrait débuter début 2028, est estimée à 1,2 milliard d’euros.

Le chiffre d’affaires de la division, à 5,4 milliards d’euros, est resté stable à périmètre et change constants, reflétant des performances disparates en fonction de ses segments d’activité. Il en va de même pour le ROCA : bien qu’en amélioration de 28 millions d’euros sur un an, il reste dans le rouge, à hauteur de – 212 millions d’euros. Ce résultat négatif s’explique notamment par la saisonnalité des activités de Colas (dont le ROCA est de - 281 millions d’euros) et du démarrage plus lent que prévu des opérations, en début d’année, de Bouygues Immobilier. Si le ROCA de Bouygues Immobilier est en baisse (à - 11 millions d’euros), également pénalisé par des effets de périmètre, celui de Colas a tout de même été amélioré de 24 millions d’euros. À noter que celui de Bouygues Construction, locomotive de la division, s’est apprécié de 8 millions d’euros pour atteindre 80 millions d’euros. La marge de ses activités a grimpé de 0,2 point, à 3,1 %, soit son plus haut niveau sur la période depuis 2018, indique le groupe.

 

Les perspectives sont confirmées

 

L’amélioration du ROCA d’Equans attendue sur l’année permettra en tout cas de compenser la pression anticipée et déjà observée sur le ROCA de TF1, du fait des tensions sur le marché de la publicité linéaire, ainsi que la baisse prévue de celui de Bouygues Telecom, de son côté toujours activement engagé dans les négociations exclusives pour le rachat de SFR aux côtés d’Orange et d’Iliad (Free). Chez l’opérateur de télécommunications, le recul du ROCA attendu est à mettre en lien avec la hausse prévue des amortissements.

Dans l’ensemble, Bouygues confirme ainsi ses perspectives annuelles, à savoir celles d’une stabilité du chiffre d’affaires à change constant et d’un maintien du ROCA à un niveau « historiquement élevé, après plusieurs années d’amélioration significative », précise Bouygues, qui indique également rester très vigilant quant aux conséquences indirectes liées à la durée du conflit au Moyen-Orient. Chez Equans, qui tiendra un Capital Markets Day dédié en fin d’année et qui entre dans la dernière ligne droite de son plan stratégique, il est prévu que la marge des activités atteigne 5 %, en avance d’un an sur les objectifs fixés lors de celui de 2023.

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