WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Quantique

Macro-économie / Taux
Quantique

Les Banques centrales du G7 avancent sur le quantique / Elles regardent de près les risques pour le système financier

Des avancées technologiques qui amènent un lot de craintes pour la finance mondiale, le Quantum Technologies Working Group (QTWG) des Banques centrales du G7 vient d’en lister une partie à l’occasion de sa première publication. Une large part de leur attention concerne les mécanismes de confiance essentiels au système financier, indispensables à la sécurisation des échanges de données et des opérations réalisées.
Photo par GORODENKOFF PRODUCTIONS/SCIENCE / GPR / SCIENCE PHOTO LIBRARY VIA AFP
Photo par GORODENKOFF PRODUCTIONS/SCIENCE / GPR / SCIENCE PHOTO LIBRARY VIA AFP

Une épée de Damoclès bien utile pour résoudre certains problèmes. Les Banques centrales du G7 réunies dans le Quantum Technologies Working Group (QTWG) sont particulièrement attentives aux technologies quantiques, tant pour les risques qu’elles apportent que pour les opportunités qu’elles offrent. Le premier rapport publié par le groupe de travail explique qu’il n’est pas à exclure que les avancées du secteur conduisent à la création de nouvelles opportunités en matière de traitement de l’information, particulièrement pour certains types de problèmes pour l’heure « difficiles ou très longs à traiter avec les approches de calcul classique ».

Les applications potentielles pour la finance ne manqueraient pas à en croire l’analyse effectuée, que ce soit pour les fonctions d’analyse et de recherche économique au sein des banques centrales ou bien pour la modélisation des risques. Les instituts d’émission ainsi que l’ensemble de l’écosystème privé ne doivent pas pour autant tomber dans un optimisme béat, les conclusions du groupe de travail expliquant que tant « la portée que l’horizon de maturité de ces opportunités demeurent incertains ». D’autant plus que le revers de la médaille pourrait bien être douloureux, les différentes avancées attendues en informatique quantique « pourraient, à terme, remettre en cause certaines hypothèses de sécurité sur lesquelles reposent ces systèmes ».

 

Tous pour un

 

Un des dangers identifiés par les équipes du Quantum Technologies Working Group réside dans le fait que chaque acteur avance ses pions de son côté. Le groupe de travail explique que les « niveaux de préparation hétérogènes pourraient en effet créer des vulnérabilités susceptibles d’affecter l’ensemble, soulignant l’enjeu d’une coordination efficiente des acteurs du système financier ». Ce qui alimente les deux préconisations du rapport, la première se trouvant être la nécessité de parvenir à une coopération étroite entre banques centrales, autorités publiques et acteurs financiers. La seconde poursuit sur cette même lancée et recommande l’élaboration de référentiels communs permettant d’évaluer de manière cohérente les risques, les opportunités et les arbitrages associés aux technologies quantiques.

Une tâche qui ne devrait pas dépayser pour autant les banquiers centraux. Agnès Bénassy-Quéré, Sous-gouverneure de la Banque de France, rappelant que « le rôle des banques centrales est d’anticiper et d’accompagner les transformations susceptibles d’affecter le système financier ». Ce qui permet de comprendre la façon dont la construction d’un cadre d’analyse par les institutions d’émissions pourrait par la suite bénéficier à l’ensemble du secteur financier. Alors que les Etats-Unis ont pris leurs distances avec plusieurs institutions internationales – dont le NGFS -, la Fed est toujours bien présente dans le QTWG. Tel un signe de l’importance de la question. Le groupe de travail est présidé conjointement par la Banque de France et la Bank of Canada, il compte également parmi ses membres la Deutsche Bundesbank, la Bank of England, la Banca d’Italia, la Bank of Japan et la Banque Centrale Européenne.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article