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Le directeur général d’ArcelorMittal Europe va quitter ses fonctions exécutives / Ses liens avec le sidérurgiste resteront établis
Départ en vue à la tête d’ArcelorMittal Europe. Le sidérurgiste a annoncé que son directeur général pour ses activités européennes, membre du comité de direction du groupe, Geert Van Poelvoorde, allait se retirer de ses positions exécutives à la fin du mois de juillet. Il ne rompra pas ses liens avec l’entreprise pour autant, puisqu’il sera à compter de cette date le président du conseil d’administration d’ArcelorMittal Europe Steel, représentant également le groupe à Eurofer, l’association des sidérurgistes européens. Un groupement qu’il connaît bien, puisqu’il l’a présidé pendant sept années, de 2015 à 2022.
Entré au sein du groupe en 1989 à Gand en tant qu’ingénieur de projet au laminoir à chaud, Geert Van Poelvoorde a progressivement gravi les échelons de l’entreprise, jusqu’à son transfert en Allemagne en 1995, où il a pris la responsabilité des opérations et de l’ingénierie, avant de revenir en Belgique et d’être rapidement nommé directeur général d’ArcelorMittal Gand. Depuis lors, il aura occupé un certain nombre de postes de direction, comme celui de la division « business north », de patron de Flat Carbon Europe, puis finalement de directeur général d’ArcelorMittal Europe à compter de 2021. Le nom de son successeur n’a pas encore été annoncé.
« Il n’y a jamais de bon moment pour prendre sa retraite, mais avec l’introduction [des contingents tarifaires] le 1er juillet et la mise en place du [MACF] en début d’année, je suis convaincu que l’avenir de la sidérurgie européenne s’annonce prometteur », a indiqué Geert Van Poelvoorde à l’occasion de l’annonce. Pour mémoire, les mesures destinées à protéger le marché européen contre les effets des surcapacités mondiales de production d’acier, tout particulièrement du marché chinois, sont entrées en vigueur ce 1er juillet. Elles comprennent notamment un doublement des droits de douane sur l’acier, à 50 %, au-delà des quotas d’importation, tout en divisant ces derniers par deux.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), un dispositif destiné à soumettre certains produits importés dans l’Union européenne à une tarification du carbone équivalente à celle supportée par les industriels européens est quant à lui entré dans sa phase définitive et réformée le 1er janvier dernier. Alors que le marché de l’acier traverse une passe difficile, c’est à la suite de ces différentes annonces qu’ArcelorMittal avait notamment confirmé son investissement de plus d’1 milliard d’euros afin de verdir sa production d’acier, grâce à la construction d’un four électrique, à Dunkerque.
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