WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Poste Italiane / TIM

Entreprises / Actions
Poste Italiane / TIM

TIM se prépare à entrer dans l’ère Poste Italiane / L’offre a débuté ce lundi après l’aval unanime du conseil

Soutenue à l’unanimité par le conseil de TIM, l’offre de Poste Italiane doit donner naissance à une plateforme intégrée dans les télécoms, la technologie, la finance, l’assurance et la logistique. Le groupe postal vise 700 millions d’euros de synergies annuelles.
Poste Italiane vise le contrôle total de TIM et son retrait de la Bourse de Milan. (MARCO BERTORELLO / AFP)
Poste Italiane vise le contrôle total de TIM et son retrait de la Bourse de Milan. (MARCO BERTORELLO / AFP)

Poste Italiane se rapproche un peu plus des commandes de TIM. Réuni samedi 18 juillet, le conseil d'administration de l'opérateur télécoms a approuvé à l'unanimité son avis officiel sur l'offre publique d'achat et d'échange lancée par le groupe postal sur les actions qu’il ne détient pas encore. Le conseil a jugé le prix proposé, soit 1,67 euro en numéraire et 0,218 action Poste nouvelle pour chaque titre TIM apporté, « équitable d'un point de vue financier », en s'appuyant sur les attestations d'équité remises par Evercore et Goldman Sachs Bank Europe. Il a également « évalué positivement la logique et les perspectives industrielles de l'opération », ainsi que sa cohérence avec la transformation engagée par TIM, d’après les analyses du management et un document préparé par Kearney. Approuvée par la Consob le 15 juillet, l'offre s'est ouverte ce lundi 20 juillet et courra jusqu'au 11 septembre.


Un allié de long terme


Le jour même de l'ouverture de l'Opas, Pietro Labriola a pris la plume pour s'adresser aux salariés du groupe, dans une lettre révélée par Milano Finanza. Le directeur général y présente le groupe postal comme un partenaire industriel de long terme. Avoir Poste Italiane comme principal actionnaire industriel « signifie pouvoir compter sur un partenaire avec lequel partager une vision de développement, renforcer notre capacité d'investissement, accélérer l'innovation et créer de nouvelles opportunités de croissance », écrit-il. Et d'insister : « les compétences, les actifs et la présence sur le territoire de nos deux entreprises sont complémentaires et représentent une base solide pour développer de nouveaux services et générer de la valeur dans le temps ».


700 millions d’euros de synergies


Dans son document d’offre, Poste Italiane précise les contours industriels de ce rapprochement. Le groupe envisage la constitution de l’une des principales plateformes intégrées d’Italie dans les télécommunications, la technologie, les services financiers, l’assurance et la logistique. Sur la base des comptes de 2025 et avant synergies, le groupe combiné afficherait 26,9 milliards d’euros de revenus, 4,8 milliards d’euros de résultat opérationnel et environ 140 000 salariés.
Poste évalue à au moins 700 millions d’euros par an les synergies avant impôts à terme. Quelque 500 millions proviendraient des coûts, grâce notamment à l’intégration des plateformes informatiques et des réseaux, à la mutualisation des achats, ainsi qu’à un coût de financement potentiellement plus faible pour TIM. Plus de 200 millions d’euros de revenus supplémentaires seraient générés par les ventes croisées, le rapprochement de TIM et de PosteMobile et la combinaison des bases de clients. Les premières synergies seraient pleinement réalisées sous deux ans, les secondes sous trois ans.

Le nouvel ensemble réunirait près de 13 000 bureaux de poste, plus de 4 000 points de vente TIM, 49 000 partenaires tiers et plus de 19 millions de clients numériques actifs. TIM deviendrait la fabrique unique des produits télécoms distribués par le groupe.


Le delisting en ligne de mire


Déjà premier actionnaire de TIM avec 20,1 % du capital, Poste conditionne son offre au dépassement de 66,67 %, seuil qui lui assurerait la majorité absolue en assemblée extraordinaire. Son objectif reste toutefois d’acquérir l’intégralité du capital et de retirer l’opérateur de la Bourse de Milan, tout en conservant TIM comme entité juridique distincte. Signe que la page se tourne, TIM a annoncé samedi que son plan d'affaires ne serait pas actualisé « dans l'attente de la finalisation de l'offre et des scénarios qui émergeront à l'issue de celle-ci ». Le 29 juillet, le groupe se contentera donc de publier ses résultats consolidés du deuxième trimestre et du premier semestre, présentés au marché le lendemain.

Pour Pietro Labriola, l'opération vient couronner quatre années de redressement. « Au cours des quatre dernières années, nous avons remis TIM sur un chemin de crédibilité, de transformation et de résultats », rappelle-t-il, évoquant des décisions « courageuses » qui permettent aujourd'hui « d'aborder cette nouvelle phase dans une position complètement différente de celle du passé ». Depuis son arrivée en 2022, il a notamment mené à bien la cession du réseau fixe au consortium emmené par KKR, réduisant fortement l’endettement de TIM. Dans l’attente des prochaines étapes de l’offre, il fixe le cap aux équipes : « la chose la plus importante est de continuer à faire ce que nous avons démontré savoir faire : exécuter notre plan, travailler ensemble et maintenir le focus sur les clients et les résultats ».

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article