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Après l’accalmie de mai, les défaillances d’entreprises renouent avec la progression / Les ETI et grandes entreprises plus touchées par la dynamique
Une embellie de courte durée. Alors que le mois de mai avait été marqué par une stabilisation des défaillances d’entreprises, celles-ci sont reparties à la hausse sur le mois suivant. Selon les chiffres de la Banque de France, le nombre d’entre elles était de 70 803 à la fin du mois de juin, en cumul sur douze mois. Ceci traduit une progression de 5,1 % sur un an et de 19,3 % par rapport à la moyenne des années 2010-2019.
« Le niveau des défaillances, qui reste élevé, s’explique en partie par une conjoncture dégradée, imputable notamment aux chocs successifs et aux incertitudes accrues qui ont fragilisé la situation financière de certaines entreprises », explique l’institut d’émission, mettant aussi ce nombre en regard d’une population d’entreprises qui poursuit sa progression : d’après l’INSEE, plus de 1,2 million d’entreprises avaient émergé sur douze mois glissants à la fin du mois de juin, soit une hausse de 11,1 % par rapport au cumul arrêté à fin juin 2025. Deux facteurs qui se conjuguent donc : une fragilité accrue des entreprises et l’augmentation de leur nombre, une mécanique récemment analysée par des économistes de la Banque de France pour expliquer certains facteurs qui sous-tendent la hausse des défaillances.
Reste que cette reprise a concerné toutes les tailles d’entreprises et la plupart des secteurs d’activité. Si les PME (essentiellement les microentreprises) représentent l’essentiel du volume, la progression est tout particulièrement marquée du côté des ETI et des grandes entreprises : en cumul sur douze mois, 66 d’entre elles ont fait défaillance au dernier décompte, reflétant une hausse de 20 % sur un an (et un doublement par rapport à la moyenne pré-crise sanitaire). D’une manière plus générale, la progression tend globalement à augmenter avec la taille des entreprises : + 4,7 % pour les microentreprises, + 9,6 % pour les très petites entreprises, + 6,8 % pour les petites entreprises et + 12,7 % pour les entreprises moyennes.
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