Macro-économie / Taux
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Les chefs économistes s’inquiètent des contraintes budgétaires / Les volumes importants investis dans l’IA les préoccupent également
Un optimisme pour le moins prudent. Certes, les économistes en chef étaient 89 % à attendre un affaiblissement de la conjoncture en mai dernier et sont désormais 56 % à tabler a minima sur une stabilité. Pour autant, il leur semble que l’économie mondiale n’est pas au bout de ses peines. Ils sont ainsi seulement 28 % à considérer que le soutien budgétaire va pouvoir jouer le même rôle que ces dernières années, rapporte une étude du Forum économique mondial.
La disparition de ce précieux soutien à l’économie laisse à penser que tous les pays ne pourront pas faire preuve de la même résilience dans le futur. Les facteurs essentiels à observer seraient la flexibilité des chaînes d’approvisionnement, l’innovation technologique ainsi que l’adaptation au marché de l’énergie. De ce point de vue-là, ce sont les États-Unis et la Chine qui sont considérés comme les mieux placés pour résister aux chocs. Reste à savoir ce qu’il adviendra des attendus concernant l’intelligence artificielle (IA), tant celle-ci devrait avoir des effets divers.
Inconnue
Ce n’est pas son adoption qui divise les économistes, ces derniers confiant au Forum économique mondial être 97 % à anticiper une augmentation de « l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) au cours des 12 prochains mois et 69 % prévoient des gains de productivité significatifs grâce à cette technologie. » Ils sont également près de huit sur dix (78 %) à considérer que les différents investissements dans les centres de données généreront une part importante de la croissance mondiale. Là où le bât blesse à leurs yeux, c’est dans les conséquences de ces investissements pour le reste de l’économie.
Une large majorité des répondants s’attend à ce que les constructions de centres de données conduisent à une hausse simultanée des prix de l’électricité (pour 78 % des économistes) et de l’eau (58 %), alors même qu’il n'est pas attendu de retour significatif en termes d’emploi de cette évolution pour 61 % d’entre eux. Pas de quoi arranger la situation sur le front du coût de la vie, celui-ci étant vu en hausse, avec pour conséquence une érosion du revenu réel de nombre de ménages.
Essuyer les plâtres
L’apaisement géopolitique n’est quant à lui pas attendu dans l’immédiat, avec « 77 % des économistes interrogés [qui] prévoient une intensification de la fragmentation géoéconomique au cours de l’année à venir », avec une courte majorité qui s’attend à ce que les droits de douane poursuivent leur hausse outre-Atlantique. Pas de quoi faire les affaires de l’Europe, celle-ci voyant 61 % des économistes y anticiper une croissance faible ou très faible. A l'inverse, l’Asie centrale et les États-Unis figurent parmi les géographies avec les meilleures perspectives.
La politique monétaire divise quant à elle les chefs économistes, pas tant sur le Japon où un resserrement de la politique monétaire recueille une large majorité – 70 % - mais davantage quant à l’occurrence de ce phénomène pour la zone euro - 53 % - ainsi qu’aux États-Unis - 42 % -.
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