Macro-économie / Taux
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France 2030 tient ses promesses / La Direction générale des entreprises se satisfait des effets produits
Un bilan pour le moins satisfaisant. Chez la Direction générale des entreprises (DGE) on considère qu’en cinq ans de déploiement, France 2030 a produit des effets quantifiables et prometteurs pour l’économie hexagonale. Les firmes ayant pu bénéficier du plan en retirent des effets pour le moins substantiels deux ans après l’engagement effectif des fonds. Parmi lesquels on retrouve une hausse de 9 % de l’emploi total des entreprises soutenues et de l’emploi en R&D de 11 %.
Les équipements et les moyens de production progressent également au même rythme – de l’ordre de 11 % -, ce qui témoigne bel et bien d’un accroissement des capacités productives des différentes firmes accompagnées. Un cercle vertueux décrit récemment par les équipes du Conseil d’analyse économique (CAE) se mettrait alors en place, avec des entreprises qui créeraient davantage de valeur ajoutée et verseraient également des prélèvements obligatoires largement supérieurs à l’aide initialement perçue. Pourtant le projet de loi de finances 2027 compte à nouveau diminuer les moyens alloués au programme, après l’avoir déjà fait dans celui de 2026.
Décisif
Avant même de rentrer dans le détail des progrès permis par les aides France 2030, la DGE affirme la présence d’un réel effet déclencheur. En d’autres termes, les équipes réfutent tout effet d’aubaine, expliquant que les fonds n’ont pas été alloués à des projets qui auraient fini par voir le jour dans la même temporalité et dans les mêmes conditions. Des résultats qui demandent néanmoins à être confirmés par des évaluations dans le temps long, afin d’attester que les sommes dépensées ont bel et bien permis de « lancer, d’accélérer ou d’amplifier des projets impliquant des besoins supplémentaires en main-d’œuvre et en capital. »
Variété
Le bilan dressé par la DGE permet également de distinguer les bénéficiaires effectifs de France 2030. Sur les 44 milliards d’euros effectivement décaissés, une part conséquente a été allouée à la recherche (19 %), derrière le plus grand poste d’engagement (43 %) qui se trouve être les projets d’industrialisation et de déploiement de technologies matures. Le reste des sommes a été consacré à la maturation de technologies (R&D) et à la valorisation de la recherche, à la démonstration en conditions réelles, et enfin à l’accélération de la croissance. Des annonces qui s’accompagnent de la satisfaction de constater que ce ne sont pas uniquement les grandes entreprises qui se sont approprié ces aides.
Les PME ont réussi à capter pas moins de 11,4 milliards d’euros, répartis entre 10 800 d’entre elles, là où les grandes entreprises ont bénéficié de 8 milliards d’euros, pour 467 entités. Tandis que Bercy explique que « les entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui se caractérisent par une plus forte orientation industrielle6 que les autres catégories d’entreprises, représentent quant à elles 932 unités légales [bénéficiaires ndlr] et reçoivent environ 3,5 milliards d’euros. »
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