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Nexity : le cap est maintenu, malgré une reprise immobilière qui se fait attendre / Le groupe s'adapte à un bas de cycle qui s'accentue
Nexity avait déjà prévenu : sa trajectoire de rentabilité opérationnelle en 2026 ne reposerait pas sur une hypothétique reprise du marché immobilier. Il faut dire que celle-ci tarde à se matérialiser et que l’environnement du groupe s’est durci pendant l’été, dans un contexte macroéconomique déjà dégradé. Le conflit au Moyen-Orient a couvert sept des neuf premiers mois de l’année 2026 et alimenté, avec la morosité de l’économie française, une remontée de l’inflation pesant sur le pouvoir d’achat des ménages. La hausse des taux longs a aussi réduit leur capacité d’emprunt. Le marché du logement neuf se maintient durablement à un point bas.
Dans la tendance du premier semestre
À fin septembre, le chiffre d’affaires du promoteur immobilier a reculé de 17 % sur un an, à 1,6 milliard d’euros. Il reflète mécaniquement le ralentissement embarqué de l’activité d’aménagement et de promotion, partiellement compensé par la croissance des activités d’exploitation, détaille Nexity. « Notre activité commerciale sur les neuf premiers mois de l’année s’inscrit dans la tendance du premier semestre, avec des ventes au détail qui semblent toutefois mieux orientées que le marché au troisième trimestre », a aussi commenté la présidente-directrice générale du groupe, Véronique Bédague, à l’occasion de cette publication.
Sur le plan de l’activité commerciale, de janvier à septembre, 5 394 réservations ont été enregistrées par le groupe en aménagement et promotion, sur le volet résidentiel (soit un recul de 17 % sur un an en volume), dont environ 3 100 ventes au détail. Ces dernières se sont repliées de 10 % en volume, dans un marché en baisse de 14 % sur huit mois, selon Adéquation. Les ventes aux accédants, en baisse de 18 %, ont subi le contexte de hausse des taux et de tensions sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les investisseurs particuliers, qui représentent 27 % du mix, commencent peu à peu à profiter du dispositif Jeanbrun, avec 260 réservations sur la période (sur un ensemble de 1 465). Quant aux ventes en bloc, dont l’évolution n’est pas linéaire, leur niveau devra être apprécié en fin d’année. À fin septembre, le backlog de 3,5 milliards d’euros représente 1,6 année d’activité et reflète la poursuite de sa reconstitution dans une approche sélective, avec des opérations aux marges d’engagement cible. Sur le volet tertiaire, le groupe a enregistré un niveau de commandes de 23 millions d’euros, principalement concentrées en région.
Dans un contexte durci, le report de la reprise du cycle immobilier, annoncé dès juillet, se confirme, pointe Nexity. C’est pourquoi le groupe entend s’y adapter, d’abord en poursuivant le renforcement de sa structure financière : il a notamment engagé de manière anticipée des négociations avec ses partenaires bancaires pour proroger la ligne de crédit et les garanties financières d’achèvement, avec une finalisation prévue dans les prochaines semaines. Une revue de son portefeuille d’activités hors promotion immobilière a aussi été engagée. Enfin, le groupe continue d’adapter ses organisations aux cycles.
« Notre trajectoire financière 2026 repose avant tout sur des leviers d’actions à notre main, que nous actionnons en continu depuis 2023, ce qui nous permet de confirmer notre guidance 2026. Le décalage de la reprise du cycle que nous avions annoncé fin juillet se confirme. Nous avons donc amplifié dès ce trimestre les mesures structurantes visant la poursuite du renforcement de la structure financière et l’adaptation continue des organisations de Nexity », a résumé Véronique Bédague. Parmi les leviers d’actions, la recomposition des marges, complétée par le plan d’économies de 100 millions d’euros, qui sera réalisé à fin 2026, et la poursuite de la discipline financière par un développement sélectif des opérations et la sécurisation accrue des montages, pour préserver le bilan. Pour l’année, le groupe prévoit donc d’améliorer sa rentabilité opérationnelle, avec un résultat opérationnel courant « New Nexity » en progression, et de poursuivre la baisse du ratio de levier, avec un retour, le plus rapidement possible, à un niveau inférieur à la cible de 3,5 fois, au plus tard en 2027.
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