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exclusif Le retour en force des obligations catastrophes en 2012

EXCLUSIF. L'an prochain, 3,4 milliards de dollars d'obligations vont arriver à maturité. Selon les prévisions de Swiss Re, le marché des "cat bonds" devrait alors peser 14,5 milliards de dollars.
2012 devrait marquer le retour des obligations catastrophes. Depuis 2007, le marché de ces instruments à haut rendement, dont le remboursement est conditionné à la non-occurrence d'un ou plusieurs sinistres prédéterminés, n'a cessé de décliner. 2011 n'a pas dérogé à la règle, puisqu'au deuxième trimestre le marché s'est complètement effondré. Mais selon les prévisions de Swiss Re, le marché des "cat bonds" devrait rebondir et représenter 14,5 milliards de dollars l'an prochain, contre 13,5 milliards en 2011. Pour Martin Bisping, responsable du non-life risk transformation chez Swiss Re, le marché a été secoué cette année de toutes parts. D'abord, les investisseurs se sont retrouvés dans le doute, à la suite d'une prévision de l'agence de modélisation des risques, Risk Management Solutions (RMS). Cette dernière a déclaré qu'il y avait une forte probabilité pour que les dommages causés par un ouragan aux Etats-Unis soient plus forts que ce que ce qu'elle avait jusque-là envisagé. Ensuite, la succession des catastrophes naturelles a également pesé sur le marché. En 2011, trois obligations ont été déclenchées. Deux par le tremblement de terre qui a touché le Japon et une par les tornades qui ont frappé les Etats-Unis en avril et en mai. Mais à partir d'août, le marché des obligations catastrophes a commencé à reprendre des couleurs. Le nombre total d'émissions s'est élevé à 4,2 milliards de dollars cette année, dont presque 1,3 milliard sur le seul mois de décembre. Et il devrait continuer sur sa lancée, l'an prochain, notamment grâce à des nouvelles émissions : en 2012, 3,4 milliards de dollars d'obligations vont arriver à maturité. Les acheteurs ne sont pas à la solde des événements macro-économiques qui secouent le marché. En revanche, ils prennent le risque de tout perdre si une catastrophe a lieu. Ainsi, explique Martin Bisping, l'offre pour des obligations couvrant les ouragans aux Etats-Unis, qui représente plus des deux tiers du marché, a affiché des prix plus bas que tous les autres instruments en 2011, car les investisseurs ont cherché à diversifier leurs portefeuilles et ont préféré offrir une prime aux obligations couvrant les tremblements de terre et les tempêtes en Europe.
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