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exclusif Bâle, Solvency : 24 milliards d'euros à sauver

EXCLUSIF. La mise en place des nouvelles normes prudentielles devrait coûter 50 milliards d'euros. Selon JWG, si les règles étaient retravaillées, le secteur pourrait voir la facture divisée par deux.
Sans changement fondamental dans les politiques de régulation, le coût des normes prudentielles (Bâle 3, Solvabilité 2 etc.) pour les institutions financières européennes devrait être 50 milliards d'euros. Les auteurs de cette étude, menée par le think tank spécialisé dans les questions de régulation JWG, rappellent que cette somme représente la moitié du premier bail-out grec. Sur les trois prochaines années, les services financiers devraient dépenser 33 milliards d'euros pour satisfaire aux demandes des régulateurs. Toutefois, des économies pourraient être faites. Selon JWG, une "meilleure" régulation, qui prendrait en compte les modèles actuels, permettrait de faire gagner à l'industrie 24 milliards d'euros, "dans une période où le besoin de stimuler la croissance est devenu criant". Ce rabais se ferait sur les coûts de mise en place des nouvelles normes, selon cette étude qui a fait ses calculs sur la base de 8 500 institutions réparties dans les 27 Etats de l'UE. Quelles sont les mesures les plus gourmandes ? Par exemple, l'obligation pour les banques de rapporter plus fréquemment et plus en détail leurs expositions, leurs risques de contrepartie et leur collatéral devrait leur coûter cher. Et ce n'est pas tout : les institutions n'ont pas les mêmes méthodes de calcul, ce qui ne leur permet pas d'avoir des données comparables et donc de savoir dans quelle mesure elles sont exposées les unes aux autres. De la même façon, les fonds d'investissement alternatifs vont aussi devoir faire l'état des lieux et voir ainsi l'addition gonfler. Les nouvelles exigences pour les "living wills" -c'est-à-dire des testaments que les prêteurs doivent préparer- viennent également grossir la facture. Enfin, le problème réside dans la courte deadline qui a été imposée aux institutions. Pour satisfaire aux exigences, les compagnies cherchent par exemple des solutions informatiques, mais ne se lancent pas dans des changements fondamentaux qui seraient pourtant nécessaires.
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