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exclusif 16% de la capitalisation boursière mondiale grimpe avec le pétrole

EXCLUSIF. Les secteurs des cleantechs et des cycliques réagissent positivement à l'inflation de l'or noir depuis le début de l'année. A l'inverse, les industries alimentaire et pharmaceutique en pâtissent.
Le pétrole est au plus haut depuis le début de l'année, qu'il avait entamée à 107,22 dollars le baril de brent pour atteindre aujourd'hui 124 dollars. Et les prix devraient se maintenir à un niveau relativement élevé, alors que les réserves des pays de l'OPEP se font plus rares et que la croissance pourrait repartir plus rapidement que prévu (du moins aux Etats-Unis et dans les pays émergents). Sans compter la crise iranienne, qui devrait aussi contribuer à faire monter les prix. Dans ce contexte, quel sera l'impact de cette hausse du pétrole sur le marché actions? D'après les analystes de Goldman Sachs, l'évolution de l'or noir est étroitement corrélée avec celle des actions (à 40%). Selon leurs calculs, 16% de l'ensemble de la capitalisation boursière bénéficie de la flambée du prix du pétrole, si l'on prend en compte les sociétés directement liées au secteur pétrolier (Shell, Chevron, BP...) mais également celles de la pétrochimie, des ressources minières ou matières premières. Dans le détail, les secteurs des énergies alternatives et de l'électronique sont ceux qui sont le plus "positivement" corrélés à l'évolution de l'or noir, mais également les entreprises de logiciels et les services financiers. "Ceux qui bénéficient de la hausse de l'or noir sont les secteurs cycliques, qui de manière générale sont positivement impactés par une forte croissance globale", expliquent les analystes. Les cinq premiers secteurs les plus corrélés sont en hausse de 21% depuis octobre dernier. En revanche, les entreprises de biens de consommation sont généralement négativement liées à la hausse des prix du pétrole. Leurs marges devraient se réduire alors que la demande des consommateurs baissera en raison d'une diminution de leurs revenus, liée à l'inflation des coûts énergétiques. L'industrie alimentaire et le secteur pharmaceutique sont les plus impactés par une hausse du pétrole, mais également les groupes de tabac et automobiles. Si certains investisseurs craignent que la hausse des prix du pétrole ne réduise leurs marges, ils ne devraient pas pour autant surestimer ce risque pour 2012, selon Goldman Sachs. Le taux de chômage élevé dans la plupart ds pays du Vieux Continent devrait contenir la hausse des salaires, et compenser ainsi un éventuel effet prix lié à la hausse des matières premières. D'autant que les marges des entreprises sont historiquement davantage corrélées à l'évolution des salaires et de la croissance globale qu'à ces coûts primaires. Ainsi, 2008 fut une année très délicate pour les marges des entreprises puisqu'elle a conjugué faible croissance, forte poussée des prix des matières premières et coût du travail en hausse de 4%.
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