Top 10 : les scandales financiers les plus graves de l’histoire
1. Charles Ponzi (USA). En 1921, Charles Ponzi organise une arnaque qui consiste à
promettre à des investisseurs de leur reverser le double de ce qu'ils déposent. Il les rembourse avec l’argent de seconds investisseurs (plus nombreux),
et ainsi de suite jusqu’à constituer un véritable système pyramidal depuis
appelé « pyramide de Ponzi ». Six mois après le début de l’arnaque, Charles
Ponzi était à la tête d’un fonds de 15 millions de dollars et avait déjà lésé 40.000
investisseurs.
2. Bernard Madoff (USA). Madoff, c’est le Ponzi moderne. La différence :
l’arnaque a duré plusieurs décennies et Madoff ne s’en est pas pris seulement
aux particuliers, mais également à des associations, des banques, des
milliardaires… En 2008, il est arrêté par le FBI qui évalue l’arnaque à 65
milliards de dollars. Il est condamné l’année suivante à 150 années de prison.
3. Sam Israel (USA). Samuel Israel III est un fund manager un peu
particulier qui truquait les relevés pour rassurer les investisseurs. Dans les
faits, Samuel Israel transférait les fonds sur son compte bancaire personnel.
En 2008, il se fait piquer et est condamné à 20 ans de prison et 300 millions
de dollars d’amende. Israel, alors en liberté, simule sa propre mort en
abandonnant sa voiture avec un mot : « Suicide is painless ». Pris par les
remords, il se rend aux autorités quelques jours plus tard.
4. Mary Wong (USA). Mary Wong était spécialisée dans l'arnaque de stars du
football américain. Et si les adeptes des pyramides de Ponzi en gardent
généralement pour eux, Mary Wong, elle, préférait faire du shopping. Elle
dépensa l’intégralité des deux millions de dollars soutirés à Michael Vick, un
joueur d’Atlanta, en vêtements, sacs, etc. Sentence : cinq ans de prison en 2009 et
trois millions d’amende.
5. Marc Dreier (USA). Le procureur de Manhattan a arnaqué des dizaines de
personnes en 2009 via… une chaîne de Ponzi. Pour l'originalité du procédé, c’est un zéro
pointé. Ce qui prête à sourire en revanche, c’est que Marc Dreier employait des
acteurs payés pour incarner le rôle de cadres qui rassuraient les investisseurs.
Le procureur a ainsi détourné 400 millions de dollars. Sentence : 20 ans de
prison et une assignation à résidence assortie d’un bracelet électronique.
6. Jérôme Kerviel (France). Jugé responsable, à hauteur de 4,82 milliards
d'euros, des pertes de la Société générale découvertes en janvier 2008,
celles-ci résultaient de ses prises de positions sur des contrats à terme sur
indices d'actions s'élevant à cette époque à environ 50 milliards d'euros. Le trader a été condamné au remboursement intégral des pertes pour lesquelles il est
jugé responsable.
7. Michael de Guzman (Canada). La compagnie minière canadienne
Bre-X avait une petite parcelle en Indonésie. Avant de commencer à forer, Bre-X affirmait que cette parcelle renfermait 4000 tonnes d’or. Le cours de l’action
est alors monté en flèche. Puis on a appris que ses dirigeants avaient saupoudré un peu de poussière d'or dans
les échantillons et que cette fameuse réserve aurifère n'était qu'un leurre. Le
géologue qui avait truqué tout cela serait tombé d'un hélicoptère dans la jungle
avant de se faire dévorer par des bêtes sauvages. Pures spéculations en réalité,
les autorités n’ayant jamais pu retrouver le moindre indice.
8. Nick Leeson (Royaume-Uni). Nicholas Leeson était un trader de la
Barings qui, en 1991, commença à spéculer secrètement avec les fonds de ses
clients tout en cumulant les pertes. Début 1995, pour les effacer, Nick
Leeson parie sur la hausse des marchés asiatiques et acquiert des dérivés à
fort effet de levier. Quant survient le tremblement de terre de Kobe, les
marchés s’effondrent. Le trader tente alors de compenser ses nouvelles pertes
en augmentant ses positions à la hausse, pariant sur un retournement du Nikkei
225 qui ne viendra pas. Au final, la perte cumulée de la banque atteint 860
millions de livres sterling, soit deux fois la capitalisation de la Barings,
qui fait faillite.
9. Parmalat (Italie). Parmalat est une entreprise italienne
spécialisée dans les produits laitiers. Après avoir maquillé ses comptes durant
de nombreuses années, en 2003 la compagnie doit faire face à un trou de
trésorerie de 14 milliards d’euros. Environ 135 000 épargnants italiens ont vu
leurs économies englouties dans le krach de Parmalat. Il
s’agit du plus gros scandale financier à ce jour en Europe.
10. Enron (USA). En termes de comptes frauduleux, Enron fait un peu office de référence. L’entreprise était devenue experte en "comptabilité créative", une technique visant à user de moyens légaux pour manipuler les comptes d’une entreprise pour la présenter sous un jour meilleur. Avant sa disparition en 2001, Enron était la septième entreprise américaine avec une capitalisation boursière excédant les 90 milliards de dollars. Suite à cela : les règles de comptabilité sont devenues plus strictes outre Atlantique.
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