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Rémy Cointreau / Résultats / franck marilly / cognac
Franck Marilly ébauche son plan de transformation pour Rémy Cointreau / Les marchés l’ont entendu
Le message a été reçu. Rémy Cointreau grimpe de plus de 3 % ce jeudi après-midi à la Bourse de Paris, après avoir atteint un plus haut de + 6 % dans la matinée, à la faveur d’une assurance affichée quant à la deuxième mi-temps de son exercice. Le nouveau directeur général de la maison de cognac et de spiritueux, Franck Marilly, l’a en effet indiqué à l’occasion de sa publication semestrielle : "Ce premier semestre a été difficile, mais il marque aussi le début d’une nouvelle ère pour Rémy Cointreau. Depuis juin, j’ai pris le temps de conduire un diagnostic. Si le contexte reste exigeant, nous restons confiants dans notre capacité à renouer avec la croissance au second semestre".
Cinq leviers ont ainsi été détaillés par le patron du groupe, visant à "retrouver agilité et performance". Ils concernent l’adaptation de l’organisation, le rééquilibrage des ressources commerciales, la redéfinition du contour de l’ADN des marques, l’affinage de la stratégie de valeur et la révision du modèle d’investissement, afin de mieux concentrer les priorités. "Les prochains mois seront consacrés à la construction et à la mise en œuvre de notre plan de transformation en activant, dès à présent, les leviers de création de valeur dont nous disposons", a poursuivi Franck Marilly, mettant en avant de nouveaux lancements alignés avec les évolutions des attentes des consommateurs, ou encore le renforcement de l’agilité dont pouvait faire preuve Rémy Cointreau sur ses prix. Un motif d’avenir plus souriant, qui semble avoir été entendu par les marchés, alors que les résultats du groupe, au titre du premier semestre de son exercice décalé, ont effectivement pâti d’un contexte de marché toujours difficile.
Comme prévu
Comme il l’avait déjà annoncé, Rémy Cointreau a enregistré une décroissance de 4,2 % de ses revenus sur la période en organique, à près de 490 millions d’euros. La conséquence de tendances contrastées en fonction des régions d’activité. Le résultat opérationnel courant (ROC) s’est, lui, affaissé de 13,6 % à 108,7 millions d’euros, en raison de la baisse du chiffre d’affaires et de la marge brute (principalement liée aux droits de douane additionnels et à un mix-prix défavorable), associée à un maintien des investissements en marketing et communication. La marge correspondante a ainsi reculé de 5,4 points, à 22,2 % en publié – dont 2,7 points en organique. Enfin, le résultat net, part du groupe, a accusé une baisse de 31,3 % en publié (dont 16,2 % en organique), à 63,1 millions d’euros.
Les prévisions annuelles du groupe, qui avaient été révisées à la fin du mois d’octobre, sont en tout cas maintenues. Sur son exercice 2025-2026, le groupe s’attend à ce que son chiffre d’affaires oscille entre la stabilité et une croissance organique "low-single digit", tandis qu’il prévoit aussi de maintenir des investissements soutenus en Chine et aux États-Unis pour encourager la reprise. Dans ce contexte, le ROC devrait se dégrader d’une ampleur comprise entre "low-double digit" et "mid-teens". Par ailleurs, les effets défavorables des devises devraient peser à hauteur de 50 à 60 millions d’euros sur le chiffre d’affaires (60 % de cet impact sera enregistré au second semestre) et de 25 à 30 millions d’euros sur le ROC, dont un tiers sur la deuxième moitié de l’année.
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