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exclusif Lacharrière et Bolloré à l'achat sur leurs propres titres

EXCLUSIF. Selon les informations de WanSquare, la société de courtage Newedge, filiale de la Générale et du Crédit Agricole, est mandatée pour acheter des titres Financière de l'Odet et Fimalac.
Comme nous le signalions il y a une semaine, le groupe de Vincent Bolloré poursuit le rachat des actions détenues par les actionnaires minoritaires. Et cela, au fil de l'eau, en profitant de la mauvaise conjoncture boursière. Il y a une semaine on apprenait que la Compagnie de Guénolé, qui appartient à 99,5% à Sofibol, l'une des principales holdings personnelles de Vincent Bolloré, a acheté depuis le début du mois de juin quelque 15.960 titres de la Financière de l'Odet, pour un montant total de 4,9 millions d'euros. Si bien qu'à l'issue de ces transactions, la Financière de l'Odet est désormais contrôlée à hauteur de 81,71% par la famille Bolloré et diverses sociétés appartenant à l'ex-groupe Rivaud. Pour mémoire, il y a cinq ans, ce pourcentage de détention n'était que de 76,1%. Par ailleurs la Financière de l'Odet a, elle-même, racheté pour 118 millions d'euros le bloc de 3,1% détenu par Groupama au capital de Bolloré. De fait, la part de la Financière de l'Odet et des autres structures du groupe au capital de Bolloré est désormais supérieure à 83 %. Mais cela n'est pas terminé, car tout au long de la semaine passée, la société de courtage Newedge, appartenant à la fois à la Société Générale et au groupe Crédit Agricole a envoyé des messages à plusieurs sociétés de gestion pour leur signifier qu'elle était prête à acheter autant de titres de la Financière de l'Odet qu'il s'en présentait sur le marché. La requête émanait de la table actions de Newedge Group, désormais basée au Dubai International Financial Centre, aux Emirats Arabes Unis. Ce message incitait également les détenteurs d'actions Fimalac, le groupe que dirige Marc de Lacharrière, à céder leurs titres au broker. Au 31 décembre dernier, Marc de Lacharrière détenait 79,9 % du capital de Fimalac. Ce qui lui permettait d'être doté de 90,4 % des droits de vote. Cinq ans plus tôt, il ne détenait que 69,5 % du capital. Ce qui lui assurait un peu plus de 80 % des droits de vote.
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