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exclusif Balmain compte miser sur l'appétit asiatique pour le luxe

EXCLUSIF. Afin de tirer parti des conditions de marché et de sa notoriété en Asie, la célèbre maison de couture française envisage une IPO à Hong Kong en 2015. Celles qui ont franchi le pas en ont bien profité.
A l'instar de nombreuses marques, Balmain réfléchirait à l'opportunité de se coter à la Bourse d'Hong Kong. Sous couvert d'anonymat, une source bien informée a même révélé qu'il s'agissait de "l'objectif actuel des actionnaires de la maison", à savoir son propriétaire et CEO, Alain Hivelin. Une telle opération permettrait à Balmain de financer son expansion, notamment aux Etats-Unis, où l'enseigne ne dispose pas de magasins en propre et se contente de distribuer ses produits dans les grands magasins. Surtout, il s'agirait d'une consécration pour l'entreprise qui a frôlé la faillite en 2004 et a su se relever pour réaliser un chiffre d'affaires de 30,4 millions d'euros l'an dernier. En 2009, celui n'était encore que de 16,5 millions. A la bourse d'Hong Kong, Balmain rejoindrait l'italien Prada, qui y avait fait son introduction en juin 2011 et a vu son titre progresser de 90% depuis. Ce faisant, Hong Kong s'imposerait un peu plus comme une place de choix pour l'industrie du luxe, qui le lui rend bien. Au cours des dernières années, la ville a séduit un nombre croissant d'entreprises du luxe: la marque française de beauté L'Occitane y est entrée fin 2010 et a depuis progressé de 32%, la marque américaine de sacs Coach a vu sa capitalisation boursière plus que tripler depuis 2003 ou encore les valises Samsonite ont pris 58% depuis l'IPO en juin 2011. Réalisant plus de la moitié de leur activité en Asie, cette démarche fait sens et leur permet d'accroître leur reconnaissance sur des marchés porteurs, où les consommateurs considèrent le luxe occidental comme un objet de distinction sociale, et sont prêts à y dédier des budgets colossaux. Par ailleurs, la perspective d'une iIPO de Balmain est révélatrice d'un phénomène bien plus large, qui touche l'ensemble de l'industrie de la mode et du luxe. Grandes comme petites, les maisons cherchent actuellement à profiter de l'appétit des investisseurs pour ces valeurs ; leur résilience à la crise au cours des dernières années n'y étant certainement pas étrangère. Dernièrement, c'est Marc Jacobs qui annonçait son départ de chez Louis Vuitton pour se consacrer à sa propre marque qu'il souhaite introduire en bourse. Comme lui, d'autres marques ont fait part de leur intention de réaliser leur IPO, comme Moncler, qui a engagé lundi son processus d'introduction à la Bourse de Milan.
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