WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Presse allemande : "la BCE peut encore rester cool"

Malgré les nouvelles difficultés pour l'Italie et l'Espagne, les experts allemands estiment qu'une intervention de la BCE n'est pas nécessaire dans l'immédiat.
"Les hommes politiques veulent recouvrir le cours de l'euro de Merkel par des plaintes", prévient le Handelsblatt qui explique que "de nouvelles épreuves menacent Merkel dans la gestion de la crise de l'euro" car "une résistance massive se forme contre les instruments du sauvetage de l'euro". Jeudi, l'ancienne ministre de la justice, Herta Däubler-Gmelin (SPD), avait déjà fait part de ses intentions de recours devant la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe à l'encontre du MES et du pacte budgétaire. "Au sein de la coalition noire-jaune, le projet de plainte reçoit de l'approbation, explique le Handelsblatt. Aussi bien le député du Bundestag Klaus-Peter Willsch (CDU) que l'expert financier du FDP Frank Schäffler, considèrent qu'une intervention de la cour constitutionnelle est indispensable, s'il n'y a pas de referendum sur les instruments de sauvetage de l'euro". Selon Klaus-Peter Willsch dans le Handelsblatt, "à cela s'ajoute 'l'échec total de l'opposition' à soutenir les instruments de sauvetage, ce qui conduit à une situation dramatique, qui fait que les souhaits du peuple ne se reflètent pas du tout au parlement. "Une position similaire pour Frank Schäffler, connu pour être euro-sceptique : "Je soutiens l'objectif de 'plus de démocratie' et estime qu'un referendum sur les questions fondamentales aurait du sens". Il poursuit : "L'Europe ne doit pas être réduite à un projet d'élites. Ce serait la détruire". Le Süddeutsche Zeitung s'intéresse pour sa part à l'Espagne et l'Italie, deux pays, selon elle, "dans le viseur des spéculateurs". "Les taux d'intérêts pour l'Italie et l'Espagne augmentent de façon vertigineuse, les marchés mettent de nouveau sous pression les états endettés.'' "Ces derniers jours, les taux pour les obligations à dix ans des deux pays du sud de l'Europe ont quasiment atteint 6% - aussi haut qu'en janvier. C'est dangereux, car de cette façon, le coût de la dette des pays augmente. Les gouvernements épargnent certes, mais ce sont des processus longs. Les marchés agissent à court terme, sans patience". D'où la possibilité que la BCE achète des obligations à ces pays. "Pour la plus grande frayeur de la Bundesbank", explique la SZ. "Des mouvements sur les taux à court terme comme ces derniers jours n'ont qu'une influence marginale sur les capacités de paiement de l'Espagne ou de l'Italie", estime Folker Hellmeyer, analyste en chef de la Bremer Landesbank. Le SZ poursuit : "ce qui serait dangereux serait que les taux d'intérêt augmentent sur une année entière". Le journal conclut : "la BCE peut donc encore rester cool". Ce qui inquiète en revanche la BCE, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, c'est l'endettement invisible qui "menace la stabilité des pays de la zone euro". En effet, "la BCE a mis en garde contre les risques croisés entraînés par les mesures de renflouement." Le quotidien explique : "rien que les garanties pour les banques et les autres pays de l'euro pourraient par exemple augmenter le taux d'endettement allemand de 11 points, à environ 90% du PIB annuel. Cela provient des données du dernier rapport mensuel de la BCE. L'influence d'une possible augmentation de la dette en raison des garanties bancaires pourrait être particulièrement élevée en Irlande (43), Grèce (25) et Chypre (16%)". En conséquence, "la BCE défend une plus large évaluation de la viabilité de la dette", poursuit le FAZ.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article