WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Presse allemande : en France, ça "sent la révolte"

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, journal conservateur, tire à boulets rouges sur François Hollande, décrivant un "programme utopique", de "l'incompétence" et de la "faiblesse".
Le Frankfurter Allgemeine Zeitung consacre un article à "la France ingouvernable", en raison de la "rébellion contre Hollande". "Les Socialistes au pouvoir ne sont plus en mesure de faire appliquer leurs décisions. En France, ça sent la révolte", prédit le quotidien. Après avoir détaillé les difficultés actuelles du gouvernement, le FAZ poursuit : "ainsi se joint à l'accusation d'incompétence, l'impression de faiblesse. Et c'est justifié : au sein du Parti socialiste les différents courants se disputent entre eux; les partenaires de la coalition, parmi lesquels les Verts, se détachent chaque jour un peu plus du parti du gouvernement. Les ministres se disputent sur scène, il n'y a plus de discipline au sein du gouvernement, on ne reconnaît plus de ligne politique. Le président Hollande est plus impopulaire qu'aucun autre chef d'Etat avant lui, son premier Ministre Ayrault a lui perdu toute autorité". Pour le FAZ, "on paie désormais le fait qu'Hollande a gagné l'élection présidentielle avec un programme complètement utopique, avec la promesse que la France allait pouvoir surmonter la crise financière et économique sans sacrifice pour les citoyens et sans réforme radicale, notamment dans les services publiques - avec une croissance soutenue par l'Etat qui allait être financée avec des impôts plus élevés pour les riches". Le quotidien poursuit : "on ne sent toujours pas la croissance, mais les impôts et les taxes ont augmenté de façon spectaculaire, en particulier pour les revenus moyens. Les sociologues et les économistes mettent en garde contre une grève de l'impôt. Les agriculteurs et les chauffeurs routiers en colère en Bretagne ont remis les casquettes jacobines. Ca sent la révolte". Du côté de Berlin, les négociations se poursuivent en vue de former un gouvernement d'union entre le CDU, la CSU et le SPD. Lundi, rapporte le Spiegel, les deux partis se sont mis d'accord sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières. Un accord sur "une question financière importante", souligne l'hebdomadaire. "En outre, les deux partis se sont mis d'accord sur le fait que l'Allemagne devait continuer dans son rôle de leader de l'intégration européenne et que les finances européennes devaient davantage être axées sur la croissance, l'emploi et l'innovation. Sur les thèmes de l'union bancaire et de la lutte contre la crise de la dette, les deux côtés voient encore la nécessité de discuter". Ce mercredi, une nouvelle rencontre va avoir lieu entre les représentants des deux partis. "A l'ordre du jour se tient la politique européenne", explique Die Zeit. "Un sujet compliqué et important pour l'avenir". Le journal note deux avantages : les deux partis sont pro européens et pour une stabilisation de l'euro. "Les sociaux-démocrates ont levé la main plusieurs fois au Bundestag, faisant confiance à la politique de sauvetage de Merkel".
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article